Lina, la première voiture biodégradable

Des étudiants néerlandais de l’Université d’Eindhoven ont mis au point la première voiture totalement biodégradable, assemblée avec des éléments fabriqués à partir de fibres de lin.

Ils annoncent ainsi la première voiture au monde qui peut être complètement recyclée.

Un concept qui pourrait devenir rapidement bénéfique pour la planète s’il venait à être démocratisé.

Nouvelle avancée écologique

Quand on pense au nombre de véhicules dans le monde et à la pollution causée par ceux-ci, que ce soit par leur construction ou leur utilisation, on comprend tout l’intérêt de cette trouvaille venue des Pays-Bas.

Les concepteurs ont surnommé la voiture Lina. Elle est propulsée grâce à un moteur électrique et sera capable de transporter quatre passagers.

Ils expliquent ici les propriétés intéressantes du lin. En effet, s’il est superposé sous des angles différents, il est possible d’obtenir des panneaux aussi durables que la fibre de carbone ou l’aluminium, qui sont deux matériaux très utilisés dans le monde automobile actuel, notamment pour leur légèreté qui conduit à une meilleure efficience et ainsi à une diminution de la consommation de carburant.

Les étudiants travaillent sur les finitions pour qu’elle soit prête pour ce lundi 8 mai. Car c’est ce lundi que le véhicule sera inspecté par l’organisme chargé de délivrer les licences réglementaires. Ils espèrent ainsi obtenir les autorisations pour passer à une phase d’essais routiers.

Tom Tom intéressé par cette technologie

Il est certain que cette innovation n’en est qu’à ses débuts, et qu’il faudra plusieurs années pour voir arriver un développement conséquent. Pour l’heure, le projet a déjà attiré l’attention du département Traffic Solutions du géant Tom Tom, dont le président, Carlo Van De Weijer, affirme « les idées stupides d’hier sont les percées de demain. Ils ont pensé à quelque chose que je n’aurai jamais pensé réalisable ».

La légèreté exceptionnelle des matériaux qui constituent « Lina » offre une énorme réduction de consommation de carburant. Mais ce gain positif est en partie annulé par la quantité supérieure en énergie qui a été nécessaire pour construire le modèle.

Nul doute qu’à l’avenir, l’optimisation technologique permettra une production plus économique.

Une belle innovation qui ne va pas transformer les lignes de production actuelles, certes, mais qui a le mérite d’exister et de se révéler prometteuse pour un futur toujours plus propre.