LinkedIn : Reid Hoffman impliqué dans le financement de fraudes électorales en Alabama ?

Coup d’éclat pour les élections spéciales de 2017 en Alabama : le Washington Post rapporte qu’il y a eu « fraude » et que le milliardaire Reid Hoffman serait impliqué. Selon le quotidien américain, le cofondateur de LinkedIn a admis avoir financé « sans le savoir » une campagne de désinformation à l’encontre du candidat républicain Roy Moore.

Le journal affirme qu’Hoffman, connu pour avoir dirigé PayPal et cofondé LinkedIn, aurait investi près de 750 000 dollars dans American Engagement Technologies (AET), le groupe à l’origine de la fameuse campagne.

L’intéressé a reconnu sa participation financière dans le groupe AET. Il nie cependant avoir eu connaissance des efforts de désinformation de ce dernier dans la course au Sénat de l’Alabama.

Même campagne qu’en 2016

Selon les informations rapportées par le Washington Post, la campagne de désinformation a été menée sur Facebook par le groupe AET qui a opéré exactement de la même manière que la Russie lors des élections présidentielles américaines de 2016.

Baptisé « Projet Birmingham, » la campagne consistait à créer des pages Facebook qui encourageaient les électeurs républicains de l’Alabama à soutenir un autre candidat que Roy Moore. Le projet avait également « créé de fausses preuves » selon lesquelles Moore était soutenu par des bots sur Twitter et non par de vrais internautes.

Hoffman ne savait pas

Si Reid Hoffman admet avoir financé le groupe AET, il affirme cependant ne pas être au courant de ses activités frauduleuses, notamment en ce qui concerne les élections spéciales de 2017 en Alabama. Le 26 décembre 2018, le milliardaire a présenté ses excuses et s’est déclaré honteux d’avoir contribué sans le savoir à une telle campagne.

« Je soutiens fièrement des campagnes agressives – sur le terrain et sur Internet – et c’est pourquoi nous avons financé des organisations qui aident à développer l’engagement civique. » a déclaré Hoffman dans un entretien avec le Washington Post.

Il a martelé qu’« Il n’y a absolument aucune place dans notre démocratie pour manipuler des faits ou utiliser des mensonges pour obtenir un avantage politique. Je n’aurais pas sciemment financé un projet prévoyant d’utiliser une telle tactique et j’aurais refusé d’investir dans une organisation qui, je le savais, pourrait mener un tel projet. »