L’ISS va accueillir trois nouveaux locataires

L’ISS flotte à plusieurs kilomètres au dessus de nos têtes. La station nous offre évidemment un point de vue inédit sur notre planète mais elle permet en plus aux astronautes de conduire de nombreuses recherches sur place. Oui, et la station spatiale internationale va bientôt accueillir trois nouveaux locataires, de trois nationalités différentes.

Anatoli Ivanichine, Kathleen Rubins et Takuya Onishi ont en effet décollé du Kazakhstan dans la nuit de mercredi à jeudi, dans une toute nouvelle fusée Soyouz spécialement élaboré pour l’occasion.

ISS

L’ISS va accueillir trois nouveaux locataires.

Le lancement était prévu depuis plusieurs mois mais il a été retardé de quelques semaines afin de laisser aux équipes au sol le temps de mener des tests supplémentaires sur la fusée.

Les fusées Soyouz trouvent leurs origines dans les années 90

Comme indiqué un peu plus haut, l’appareil utilisé par nos trois astronautes est un peu différent des autres vaisseaux conçus par les russes.

Si vous n’êtes pas familier de la chose, alors il faut rappeler que les vaisseaux Soyouz trouvent leurs origines dans les années 60. La Guerre Froide faisait rage et les Etats-Unis venaient de présenter leur programme spatial. Craignant de perdre la face, les russes ont alors mis sur pied leur propre agence spatiale et ils ont dans la foulée commencé à travailler sur différents projets et notamment sur des vaisseaux spatiaux capables d’accueillir des cosmonautes.

Cette mission n’a évidemment pas été de tout repos. La Russie a ainsi essuyé plusieurs échecs et les missions Soyouz 1 et Soyouz 11 se sont soldées par la destruction pure et simple des vaisseaux. Les équipages présents à leur bord n’avaient d’ailleurs pas survécu.

Les instigateurs du projet n’ont cependant pas baissé les bras et ils ont continué à développer le programme. Leurs efforts ont fini par payer.

Depuis, les choses ont bien changé, naturellement. Les Etats-Unis et la Russie ont fini par enterrer la hache de guerre et leurs agences spatiales respectives travaillent ainsi main dans la main depuis plusieurs années. C’est plutôt une bonne chose puisque la NASA ne développe plus de vaisseaux désormais. Non, et sans les vaisseaux Soyouz, l’agence aurait beaucoup de mal à ravitailler l’ISS mais également à envoyer des astronautes à son bord.

Le décollage s’est très bien passé

Toujours est-il que les russes travaillent depuis plusieurs années sur une nouvelle version du Soyouz, une version équipée d’un système de navigation plus élaboré mais également de meilleures protections et de davantage de cellules sur les panneaux solaires.

Ce modèle a donc été utilisé pour la toute première fois cette semaine pour ce nouveau lancement. Tous les yeux étaient évidemment rivés sur le Kazakhstan mais tout s’est bien passé. La fusée a décollé à l’heure dite et elle n’a eu aucun mal à atteindre la basse atmosphère. Le vaisseau devrait cependant mettre deux jours pour atteindre la station spatiale internationale, contre six heures habituellement.

Les équipes au sol souhaitent en effet profiter de l’occasion pour conduire différents tests et s’assurer que cette nouvelle mouture répond bien à toutes leurs exigences. Notamment en terme de sécurité.

En attendant, trois astronautes se trouvent à bord du vaisseau : le cosmonaute russe Anatoli Ivanichine, l’astronaute américaine Kathleen Rubins et l’astronaute japonais Takuya Onishi.

La seconde sera la première femme à rejoindre l’ISS depuis le retour de Samantha Cristoforetti. Quant au troisième, il est tout simplement le 11ème japonais à voyager dans l’espace. Anatoli Ivanichine a un peu plus d’expérience pour sa part puisqu’il a passé près de 165 jours dans l’espace à bord de l’ISS entre 2011 et 2012.

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