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Little Foot : les chercheurs découvrent de nouveaux ossements

Il y a une vingtaine d’années, des paléoanthropologues ont découvert les fossiles d’un ancien hominidé en Afrique du Sud. C’était en 1998. Aujourd’hui, les chercheurs ont fait de nouvelles découvertes qui permettent d’en savoir plus sur cet hominien baptisé « Little Foot. »

Les hominiens désignent des primates bipèdes dont la taille du cerveau se rapproche beaucoup de celle de l’homme moderne. De nouvelles études suggèrent que le squelette est en réalité les restes d’une « femme » qui a vécu il y a environ 3,67 millions d’années.

Crâne

Le plus vieux squelette du genre n’est autre que celui de l’Australopithecus afarensis Lucy qui date de 3,2 millions d’années.

Un squelette complet à 90 %

Les tout premiers fossiles de Little Foot ont été découverts en 1998 dans les grottes Sterkfontein en Afrique du Sud. Au bout de vingt ans de recherche, les paléoanthropologues ont pu reconstituer jusqu’à 90 % du squelette contre seulement 40 % pour Lucy.

L’étude des vestiges osseux leur a permis de déterminer que Little Foot était une femme. Les scientifiques ont également découvert que son cerveau faisait à peu près 408 cm3, soit environ 1/3 du cerveau humain moderne.

Les experts ont également pu étudier l’anatomie de Little Foot. Cette dernière présente des jambes relativement longues et proportionnelles à ses bras. Ces caractéristiques suggèrent qu’elle se déplaçait debout et ne se balançait pas dans les arbres.

Une nouvelle espèce d’hominidé ?

Avant les dernières découvertes, les paléoanthropologues étaient nombreux à penser que Little Foot appartient au genre Australopithecus africanus. Seulement, une étude plus minutieuse de son crâne et de ses membres suggère qu’elle pourrait appartenir à une tout autre espèce.

Ronald Clarke, paléoanthropologue de l’université du Witwatersrand à Johannesburg en Afrique du Sud, explique que Little Foot présente de nombreuses caractéristiques physiques qui la différencient de l’Australopithecus africanus : visage plus grand et plus plat, canines et mandibules plus grandes…

L’usure des dents démontre également que Little Foot était végétarienne alors que l’Australopithecus africanus est une espèce omnivore.

Le scientifique avance ainsi que Little Foot appartiendrait au fait au genre Australopithecus prometheus. La suggestion a créé une grande controverse parmi ses confrères et collègues. Si certains sont d’accord, d’autres réfutent l’hypothèse arguant que le squelette est beaucoup trop déformé pour pouvoir être mesuré avec précision et permettre de telles conclusions.

Mots-clés anthropologie