La lutte contre le stream ripping va se poursuivre

Le « stream ripping » est une pratique consistant à réaliser une copie pérenne de contenus musicaux diffusés sur les plateformes de streaming. La Fédération internationale de l’industrie phonographique ou IFPI ainsi que les principaux acteurs de l’industrie de la musique sont totalement contre cette pratique et essaient de l’évincer depuis quelques années déjà.

Chaque année, cette pratique est de plus en plus utilisée par les jeunes internautes. Mardi dernier, l’IFPI a ainsi publié son nouveau bilan sur la consommation de musique en 2017.

Stream ripping

Un bilan basé sur une étude conduite par Ipsos Connect auprès de centaines d’internautes en provenance de treize pays différents.

Les résultats du bilan de l’IFPI

Le dernier bilan de l’IFPI sur le stream ripping s’est porté sur un sondage auprès de 11 776 personnes âgées entre seize et soixante-quatre ans à travers les treize pays les plus grands consommateurs de musique au monde dont la France, les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni et l’Allemagne.

D’après les chiffres avancés, la situation en matière de piratage n’a pas l’air de s’améliorer. En effet, le stream ripping continue d’avoir le vent en poupe et la pratique a ainsi augmentée de 30 % depuis l’année passée.

Cette hausse touche principalement les adolescents et les jeunes adultes âgés de seize à vingt-quatre ans. En 2016, ces derniers étaient en effet 49 % à s’adonner à cette pratique et ce chiffre atteint les 53 % cette année.

Le stream ripping dans le collimateur de l’industrie du disque

Cela ne devrait pas vous surprendre, mais les conclusions de l’IFPI sont sans appel et l’organisation estime ainsi que le stream ripping est une pratique totalement néfaste pour l’industrie de la musique.

Néanmoins, la Fédération internationale de l’industrie phonographique ne compte pas baisser les bras et elle prévoit ainsi de prendre des mesures contre les sites web concernés par le stream ripping.

Elle n’a pas encore mentionné les actions qu’elle va entreprendre, mais elle assure qu’elle mettra tout en oeuvre pour limiter autant que possible cette pratique et pour faire fermer les sites proposant ce type de services.

YouTube-MP3 n’est donc que le premier d’une longue lignée et il ne serait pas étonnant que d’autres sites similaires disparaissent prochainement de la toile. En parallèle, il faut d’ailleurs rappeler que les ayants droits font aussi pression sur YouTube afin de contraindre la plateforme à mettre en place des systèmes de protection pour éviter la copie des clips musicaux diffusés sur la plateforme.

 

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