M-AUE : des robots sous-marins pour explorer les océans

Jules Jaffe et Peter Franks, deux océanologues très réputés, ont construit des robots sous-marins autonomes pour explorer le fond des océans : les M-AUE, pour Miniature Autonomous Underwater Explorer. Grâce à eux, les chercheurs devraient être en mesure de cartographier plus facilement les fonds marins, mais aussi de mieux comprendre les mouvements océaniques et leurs conséquences sur l’écosystème.

Jules et Peter travaillent tous les deux pour le Scripps, un institut d’océanographie basé à La Jolla en Californie. Très réputé, il est considéré par beaucoup de spécialistes comme un des plus importants centres de recherche au monde. Du moins dans cette discipline.

M-AUE

Les M-AUE en pleine action. Crédits : Jules Jaffe.

À l’heure actuelle, l’institut compte en effet un peu plus de 1 300 employés, des employés répartie dans plusieurs dizaines de facultés différentes.

M-AUE : des robots autonomes pour mieux comprendre les océans

Passionnés par l’océan, les deux hommes sont entrés à l’institut à peu près au même moment, dans les années 90. Après avoir sympathisé, ils ont très vite commencé à travailler sur un robot autonome, le fameux M-AUE.

Ils ont eu besoin de pas loin de quinze années pour finaliser leur projet.

Pour parvenir à leurs fins, les deux hommes ont dû consentir de lourds sacrifices. Leurs efforts ont visiblement fini par porter leurs fruits. Leurs premiers essais ont en effet été très concluants.

Le M-AUE n’est pas un drone. Il vient davantage se positionner sur le segment des robots autonomes et il n’a donc pas besoin de la présence d’un opérateur pour se déplacer et collecter des données. En réalité, pour les élaborer, les deux chercheurs ont puisé leur inspiration dans le plancton.

Concrètement, ces robots se présentent sous la forme de cylindres de la même couleur que les Minion. Faciles à construire, ils ne coûtent pas très cher à produire et ils embarquent de nombreux capteurs différents afin de mesurer la température de leur environnement direct ou encore la pression exercée sur leur structure. Afin de compléter leur panoplie, les chercheurs les ont aussi équipés d’un microphone sous-marin.

Les premiers tests ont été très concluants

Toutes les données collectées sont automatiquement envoyées vers l’ordinateur de bord. Il se chargera de les traiter et de les transmettre ensuite aux équipes présentes à la surface, en s’appuyant sur un module de communication spécialement développé pour l’occasion.

Une fois mis à l’eau, les M-AUE descendront à environ 10 mètres et ils commenceront immédiatement à collecter des données sur leur environnement. Ils pourront également descendre à cinquante mètres de profondeur en cas de nécessité. Pour maintenir la profondeur programmée par les chercheurs, ils s’appuieront sur leurs pistons et ils pourront ainsi augmenter artificiellement leur volume.

Durant les premiers tests menés par les chercheurs, les robots ont pu enregistrer des mouvements en trois dimensions des ondes propres aux océans. Jules pense qu’ils devraient permettre aux chercheurs de mieux comprendre la dynamique mondiale des océans.

L’étude complète figure sur cette page.