Marines United : les nudes ont conduit à 21 affaires criminelles

Marine United. Derrière ce nom en apparence anodin se cachait en réalité un groupe Facebook d’une extrême violence, un groupe dans lequel étaient partagés de nombreux nudes mettant en scène des soldates de l’armée américaine. Suite à la révélation de son existence, les autorités ont mené une enquête de fond afin de traduire les responsables de ce groupe devant la justice. Elle a conduit à une vingtaine d’affaires criminelles.

L’affaire a été rendue publique en mars dernier. C’est en effet à cette époque que les autorités ont entendu parler de l’existence de ce groupe.

Marine United

Marine United était donc un groupe privé créé sur Facebook. Il comptait un peu plus de trente mille membres.

Marine United : le groupe comptait 30 000 membres

Ces derniers avaient pris l’habitude de partager avec les autres membres des photos dénudées présentant exclusivement des femmes soldates. Prises à leur insu, ces photos s’accompagnaient de commentaires sexistes et haineux, des commentaires d’une extrême violence.

Pire, ces images s’accompagnaient de nombreuses informations privées portant sur le nom de ces femmes ou même leur grade et leur adresse. Certains membres allaient même jusqu’à suivre ces femmes chez elle pour pouvoir les prendre en photo dans leur plus simple appareil et les partager ensuite sur le groupe.

Personne ne connaissait l’existence du groupe jusqu’à ce qu’un de ses administrateurs fasse l’erreur d’inviter un Marine à la retraite. Choqué par ces images et les commentaires laissés par les autres membres, il a tout de suite pris son téléphone pour prévenir une organisation réservée aux vétérans de l’armée américaine et cette dernière a ensuite fait remonter l’information au Corps des Marines.

L’USMC a alors contacté le NCIS et ce dernier a décidé d’ouvrir une enquête de fond afin d’identifier les membres de ce groupe.

Une vingtaine d’arrestations et seize suspects en plus

Elle a visiblement porté ses fruits. Selon l’AP, la Task Force Purple Harbor a étendu son enquête à plus de deux cents sites. En tout, elle a examiné environ 150 000 photos, dont 20 000 en lien direct avec l’affaire. La plupart d’entre elles étaient des selfies, mais les enquêteurs ont tout de même réussi à trouver des photos privées partagées dans l’illégalité la plus totale.

Pour se faire, ils ont tout simplement mis au point un système de reconnaissance d’image capable de détecter des éléments propres aux tenus militaires. Comme des plaques, des vestes ou même des pantalons.

Les images ont conduit à l’arrestation d’une vingtaine de personnes. Elles feront toutes l’objet de poursuites et elles devront donc répondre de leurs actes. En parallèle, le groupe d’enquête a identifié seize suspects liés à l’affaire. Certains d’entre eux ne se seraient d’ailleurs pas contentés de partager ces photos. Ils auraient en effet harcelé les victimes et ils leur auraient même extorqué de l’argent.

Sur ces suspects, neuf d’entre eux sont des marins actifs, deux des officiers de réserve et trois des marins.

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