Mars 2020 : des rayons X pour trouver une vie extraterrestre

Mars 2020 occupe une place de choix dans le cœur de la NASA. Logique, car cette mission aura pour but de déterminer s’il existe une forme de vie microbienne sur la planète rouge. Des chercheurs de l’agence ont d’ailleurs donné un peu plus de détails sur les technologies embarquées sur le rover à l’occasion d’une conférence organisée à Paris.

L’agence spatiale américaine s’intéresse depuis longtemps à la planète rouge et elle a envoyé plusieurs rovers sur place durant ces dernières années afin de collecter des données sur son environnement ou sa topologie.

Mars habitable

Grâce à ces robots, la NASA a appris beaucoup de choses au sujet de la planète et de son histoire.

Mars 2020, une mission de première importance

Mars n’a cependant pas encore révélé tous ses secrets et les astrobiologistes sont ainsi nombreux à se demander si la planète est en mesure d’abriter une forme de vie microbienne.

Mars 2020 aura la lourde tâche de répondre à cette question.

Prévue pour… 2020, cette mission s’appuiera sur une nouvelle astromobile développée par le JPL. Relativement proche des autres rovers de l’agence, elle embarquera de nombreux instruments et elle sera notamment capable de collecter des échantillons au sol et de préparer leur retour sur notre planète afin d’en faciliter l’analyse.

Ken Williford, un membre de la mission, a été invité à prendre la parole durant la conférence de géochimie Goldschmidt organisée à Paris.

La NASA développe de nouveaux instruments

Après avoir rappelé brièvement les tenants et les aboutissants de la mission, le scientifique a accepté de donner un peu plus de détails sur le rover et sur ses différents instruments. Il a alors révélé que la NASA ne comptait pas s’appuyer uniquement sur des techniques de géochimie pour déterminer si la planète rouge abritait une forme de vie microbienne.

En réalité, l’agence est en train de développer de nouveaux instruments reposant sur les rayons X et la spectroscopie Raman afin d’améliorer les chances de détection. Grâce à ces capteurs, le rover de la mission sera capable de cartographier plus facilement la composition minérale et organique des roches présentes sur la planète rouge et il pourra ainsi déterminer s’il existe des traces d’une forme de vie microbienne dans les échantillons prélevés par le robot.

Williford pense ainsi que ces instruments permettront à son équipe de mieux comprendre la composition des sols de la planète et de collecter davantage de données. Des données dont nous aurons évidemment besoin si nous souhaitons réellement la coloniser un jour.