Mars a peut-être abrité la vie… avant la Terre

Mars se trouve au coeur de toutes les attentions depuis plusieurs décennies maintenant et ce sont donc des dizaines d’études qui sont publiées chaque année sur la planète rouge. La dernière en date est sans doute l’une des plus intéressantes puisqu’elle suppose que la vie a pu apparaître sur la planète rouge… avant la Terre.

L’étude en question, disponible chez Nature, part de l’analyse de grains de minéraux en provenance de plusieurs météorites martiennes.

Cratère Mars

Crédits NASA

Elle suppose en effet que Mars a pu échapper au bombardement météoritique dont ont été victimes la Terre et la Lune

Mars, une planète pas si stérile

Le système solaire était en effet très différent au début de sa formation.

D’innombrables roches le parcouraient ainsi, des roches qui venaient s’échouer le plus souvent à la surface des planètes et de leurs lunes.

Cette période chaotique, aussi connue comme le grand bombardement tardif, s’est étendue entre 4,1 et 3,9 milliards d’années avant notre époque et elle a donné lieu à une augmentation des impacts météoritiques.

C’est du moins ce qu’ont révélé les multiples analyses visant les roches lunaires rapportées à l’occasion des missions Apollo.

Mais quel est le lien avec Mars, alors ? Il est simple. Desmond Moser, un chercheur de l’Université Western, a rassemblé une équipe afin d’étudier des grains de minéraux issus de météorites retrouvées dans le désert du Sahara. Certains d’entre eux étaient très anciens et provenaient des hauts plateaux de la planète rouge.

Or justement, en étudiant ces minéraux, les chercheurs ont réalisé qu’ils ne présentaient pas les caractéristiques consécutives à une puissante onde de choc provoquée par une collision.

Mars a peut-être pu abriter la vie avant la Terre

En effet, lorsqu’une météorite vient s’écraser sur une planète tellurique, le choc génère des pressions et des températures élevées que l’on peut ensuite détecter dans les roches. Plus de 80 % des grains de minéraux des zones touchées de la Lune ou de la Terre présentent ces caractéristiques, mais ce n’est pas le cas des grains martiens analysés par nos chercheurs. Et ce alors même qu’ils datent de la même époque.

Que peut-on en déduire ? Tout simplement que Mars n’a pas subi le bombardement auquel ont dû faire face la Terre et la Lune… ou bien que ce dernier a pris fin avant le nôtre.

Toutefois, nous savons aussi que Mars abrite un impact géant remontant plus ou moins à la même période.

Par extension, on peut donc en déduire que si la planète rouge a bien été frappée par une ou plusieurs météorites à l’époque, alors ces collisions n’avaient rien du bombardement massif qu’ont connu notre planète et son satellite.

Et c’est évidemment très intéressant, car ce bombardement a eu des effets stérilisants sur notre monde, des effets auxquels Mars n’a pas eu à faire face. Ce qui veut aussi dire que la planète rouge a potentiellement pu accueillir la vie avant la Terre.