Mars aurait potentiellement pu abriter une forme de vie souterraine

Mars fascine, Mars passionne et la planète rouge a fait l’objet de nombreuses études durant cette dernière décennie. L’une d’entre elles va assez loin et elle suggère ainsi que la planète a potentiellement pu abriter une forme de vie souterraine.

Mars est actuellement considérée comme une planète relativement hostile. Les températures à sa surface sont basses et la belle rouge est en plus dépourvue de magnétosphère.

Mars

La planète est de ce fait très exposée aux vents solaires, des vents qui l’ont transformé en un monde à la fois froid et aride.

Mars, une planète hostile

Mars n’a cependant pas toujours eu cette allure. Les scientifiques pensent en effet que la planète était beaucoup plus accueillante dans son passé. Certains suggèrent même qu’elle a bénéficié pendant plusieurs millénaires d’un effet de serre et d’une véritable atmosphère. D’autres vont encore plus loin en évoquant de gigantesques océans martiens.

Cette nouvelle étude semble aller dans ce sens. Elle suggère en effet que la planète possédait d’une énergie chimique suffisante pour soutenir une forme de vie souterraine.

Jesse Tarnas, un étudiant de l’Université Brown, estime que Mars a pu bénéficier dans son lointain passé d’un processus de radiolyse.

Le rayonnement ambiant aurait en effet potentiellement pu briser les molécules d’eau présentes dans les sous-sols martiens et provoquer de ce fait l’apparition de poches d’hydrogène concentrée.

La Terre abrite dans son sous-sol des organismes microbiens capables de survivre sans l’énergie du Soleil, des organismes se nourrissant principalement des électrons issus des molécules de leur environnement. Jesse Tarnas suppose donc que de tels organismes auraient aussi pu se développer dans les profondeurs martiennes grâce à ce processus.

Une ancienne forme de vie souterraine ?

Bien sûr, cela ne veut pas dire que Mars a réellement abrité la vie, mais cette étude nous donne au moins une bonne idée de l’endroit où nous devrons chercher une forme de vie lors de nos futures missions.

Pour en arriver à cette conclusion, l’auteur de cette étude ne s’est pas uniquement appuyé sur son instinct. En réalité, il s’est surtout appuyé sur les données récoltées à partir du spectromètre à rayons gamma installé sur Mars Odyssey. L’instrument lui a en effet permis de repérer des dépôts d’éléments radioactifs dans la croûte martienne, des éléments comme du thorium et du potassium. D’après ces données, les sous-sols martiens pourraient également abriter de l’uranium. Si tel est le cas, alors ces trois éléments suffiraient à fournir le rayonnement nécessaire au processus de radiolyse évoqué un peu plus haut.

Il reste cependant encore beaucoup à faire pour s’en assurer. D’après les observations menées ces dernières années, Mars abriterait des poches de glace sous sa croûte, mais nous ne savons pas encore en quelle quantité. Pas exactement, du moins.

Ceci étant, en utilisant des modèles géothermiques et climatiques, le chercheur et son équipe ont estimé que la zone « habitable » souterraine de Mars atteignait plusieurs kilomètres d’épaisseur. Suffisamment pour abriter des formes de vie et leur permettre de se développer.

Le plus dur reste cependant à faire. Pour être en mesure de prouver cette théorie, il faudra en effet récolter et analyser des échantillons sur place. Mars 2020 devrait cependant nous fournir assez de données.

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