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Mars et le mystère du « terrain cérébral »

La NASA s’intéresse à Mars depuis plusieurs décennies et l’agence spatiale a ainsi envoyé plusieurs sondes et plusieurs rovers sur place. Ces derniers lui ont permis d’en apprendre beaucoup sur la planète rouge, mais la cousine de la Terre conserve encore bien des mystères. Le « terrain cérébral » en fait précisément partie.

Mars a souvent été dépeinte comme une planète hostile recouverte d’un immense désert stérile.

NASA Brain Terrain

Crédits NASA

Grâce aux différentes missions envoyées sur place, nous savons désormais que la planète rouge est un peu plus complexe que cela.

Mars, une planète empreinte de mystère

Si sa topographie présente de nombreuses ressemblances avec le seul et unique satellite de la Terre, et donc avec la Lune, elle ne se limite pas aux nombreux cratères et bassins d’impact présents sur sa surface.

En réalité, les reliefs de Mars sont un peu plus complexes et ils comportent ainsi de gigantesques montagnes comme Olympus Mons, un grand canyon comme Valles Marineris et d’innombrables vallées.

Déchiffrer les paysages martiens a demandé beaucoup de temps et de ressources à la NASA, mais il reste encore pas mal de zones d’ombre.

Le « Brain Terrain », ou « terrain cérébral » en français, est l’une d’entre elles. Situé dans toutes les régions de la latitude moyenne de la planète, ce relief surprend par son étrange texture alvéolée, une texture rappelant inévitablement celle d’un cerveau. C’est d’ailleurs ce qui a poussé l’agence spatiale américaine à lui donner ce nom.

Pour l’heure, la NASA n’a pas encore réussi à expliquer l’origine du phénomène, mais les chercheurs de l’agence ont tout de même leur théorie. Comme expliqué dans cet article, ces étranges alvéoles pourraient être provoquées par de la glace d’eau présente sous la surface martienne.

Des alvéoles formées par de la glace ?

Cette dernière serait en effet en mesure de provoquer l’apparition des creux en passant à l’état gazeux et c’est ce qui expliquerait ces étranges formations rocheuses présentes dans ces régions.

En revanche, si tel est réellement le cas, alors le processus serait extrêmement lent puisque HiRISE n’a pas détecté de changement majeur dans ces régions depuis que la sonde se trouve dans l’orbite martienne.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce « terrain cérébral » n’est pas la seule énigme géologique à intéresser la NASA. Il y a aussi ces fameuses « araignées noires » qui pourraient elles aussi avoir un lien avec les poches de glace présentes dans les profondeurs de la planète rouge.

Mots-clés marsNASA