Mars : les colons vont devoir se méfier des champignons

La NASA rêve depuis plusieurs années d’envoyer des hommes sur Mars et de coloniser la planète rouge, mais elle va devoir faire face à de nombreux défis pour parvenir à ses fins. Les champignons en font partie.

L’être humain est un organisme complexe et il a une influence directe sur l’environnement dans lequel il évolue. Encore plus dans les espaces confinés. Problématique, et encore plus dans le cadre d’un voyage spatial. Là, les astronautes n’ont pas vraiment droit à l’erreur et la moindre infection peut ainsi avoir de lourdes conséquences sur la mission et l’équipage.

Champignons Mars

La Dr Kasthuri Venkateswaran a donc été mandaté par la NASA pour étudier l’impact de l’être humain dans des environnements clos.

Les champignons, un danger pour les futures missions spatiales ?

Si ce nom vous rappelle vaguement quelque chose, c’est tout à fait normal, car ce chercheur a fait les gros titres en mai dernier suite à la découverte d’une nouvelle bactérie à bord de l’ISS. Il avait en effet été chargé par la NASA d’expliquer l’origine et la nature du Solibacillus kalamii.

Pour mener à bien cette tâche, le chercheur a choisi de se focaliser sur l’activité fongique et il a donc placé plusieurs étudiants dans l’ILMAH, un habitat gonflable utilisé par l’agence spatiale américaine pour simuler les conditions de vie à bord de l’ISS. L’expérience a duré une trentaine de jours et elle a été riche en enseignements.

Les chercheurs ont en effet constaté que certains types de champignons s’étaient considérablement développés durant le séjour de l’équipe au sein de l’habitant. Pire, dans le lot se trouvaient de nombreux agents pathogènes connus pour causer des allergies, de l’asthme ou des infections cutanées.

En d’autres termes, plus les astronautes passent du temps dans des espaces clos, et plus ils sont exposés aux agents pathogènes opportunistes.

Des organismes capables de résister aux pires contraintes

Le plus problématique, c’est que les champignons sont dotés d’une extrême résistance. Ils peuvent en effet survivre à des conditions extrêmes et certaines espèces arrivent même à se développer en plein cœur des déserts ou encore sur des sites exposés aux radiations. Extrêmement difficiles à éradiquer, ils représentent donc un risque direct pour les futurs colons de la planète rouge.

Et pas uniquement pour leur santé, d’ailleurs, car ces organismes peuvent également entraîner la détérioration des équipements électroniques et des habitats eux-mêmes.

Mais ce n’est pas le plus gros problème. La NASA avait en effet fourni aux locataires de l’ILMAH des lingettes antifongiques et ces derniers avaient pour mission de nettoyer l’habitat chaque semaine.

Ce qui n’a finalement pas servi à grand-chose.

L’étude complète se trouve à cette adresse.

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