Mars : on en sait un peu plus sur l’origine du méthane détecté sur la planète rouge

Mars est à l’origine de nombreux fantasmes. Si de nombreuses personnalités politiques ou du monde des affaires rêvent d’établir une colonie sur la planète rouge, les scientifiques de leur côté se font également un malin plaisir de l’étudier sous toutes les coutures.

Avec de belles découvertes à la clé d’ailleurs. Au cours de ces derniers mois, plusieurs traces de méthane ont en effet été détectées sur Mars et cela soulève bien entendu de nombreuses questions.

Mars

Et notamment une : ce méthane est-il d’origine géologique… ou biologique ?

Mars : le méthane est-il d’origine biologique ou géologique ?

Des chercheurs de l’Université de Newcastle apportent justement un élément de réponse. En étudiant les relevés des différentes sondes placées dans l’orbite de la planète, ils en sont en effet arrivés à la conclusion que ce fameux méthane n’a pas pour origine… l’érosion des basaltes par le vent.

Lorsque les premiers panaches de méthane ont été identifiés, les chercheurs de la NASA et des autres agences spatiales ont élaboré plusieurs théories. L’une d’elles voulait que ces traces fussent provoquées en réalité par la libération de poches de méthane prisonnières dans les basaltes de la planète.

Jon Telling, un géochimiste travaillant pour l’établissement évoqué un peu plus haut, a donc réuni une équipe pour ensuite étudier toutes les images en haute résolution de la surface martienne.

Les chercheurs ont alors découvert que les vents martiens étaient assez puissants pour déplacer de grosses quantités du sable. Et donc qu’ils offraient un potentiel d’érosion élevé.

Une première piste écartée

Loin d’en rester là, les chercheurs britanniques ont ensuite cherché à estimer le taux d’érosion provoqué par ces vents et ils ont ensuite ramené cette évaluation à la teneur en méthane détectée sur Mars par nos sondes lors des précédents épisodes de libération. Et d’après eux, si les fuites de méthane repérées sur Mars étaient réellement liées à l’érosion des basaltes présents à sa surface, alors cela voudrait dire que ces derniers contiennent autant de méthane que les plus riches hydrocarbures terriens. Ce qui est, toujours de leur avis, très peu probable.

Pour le moment, on ne sait donc toujours pas d’où viennent les traces de méthanes repérées par leurs sondes, mais on sait au moins grâce à cette étude qu’elles ont peu de chances de provenir de l’érosion des basaltes.

Et mine de rien, une hypothèse en moins, cela ouvre le champ des possibles. Désormais, les chercheurs vont en effet pouvoir se focaliser sur les autres pistes envisagées par leurs confrères de la NASA.

Mots-clés mars