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Mars serait parfaitement en mesure d’abriter des organismes vivants

Mars abrite-t-elle la vie ? C’est la question que tout le monde se pose, et encore plus après la découverte de matières organiques à sa surface. Fermement décidés à faire toute la lumière sur l’hypothétique habitabilité de la planète rouge, des scientifiques ont donc mené des expériences sur des bactéries… avec des résultats troublants.

Mars n’est pas une planète très accueillante. La température à sa surface se situe loin sous la barre du zéro et l’absence de magnétosphère la rend très vulnérable aux radiations.

Mars

Pourtant, durant ces dernières décennies, la planète rouge a su tirer son épingle du jeu et nous surprendre.

Mars, une planète fascinante

Désormais, nous savons en effet que la planète rouge était bien plus accueillante durant ses jeunes années et qu’elle abrite des poches de glace sous sa surface.

Toutefois, en dépit de nos observations et des sondes ou des rovers envoyés sur place, nous sommes encore incapables de dire si Mars abrite réellement une forme de vie organique… ni même si cela est possible.

Des chercheurs issus des États-Unis, du Royaume-Uni et d’Allemagne ont donc entrepris de mener une expérience portant sur les bactéries et plus précisément sur leur résistance aux conditions extrêmes.

Pour mener à bien leurs essais, les scientifiques ont choisi de s’appuyer sur le Planococcus halocryopulus, une bactérie présente dans les sols gelés de la région arctique, une région pas franchement connue pour son hospitalité. Durant plusieurs semaines, les chercheurs ont donc soumis cette bactérie à plusieurs solutions chimiques salées et ils les ont également immergées dans du perchlorate, un composé chimique très toxique.

L’idée était en effet de savoir si cette bactérie était suffisamment résistante pour survivre aux conditions martiennes.

Des bactéries peuvent survivre à l’environnement martien

Si les bactéries exposées à une forte concentration de perchlorate n’ont pas survécu à l’expérience, celles exposées à une solution contentant 10 % de la substance ont réussi à s’en sortir sans trop de dégâts. Selon Jacob Heinz, le directeur de l’étude, ces résultats laissent augurer de bonnes choses dans la mesure où le sol martien contient seulement 1 % de perchlorate en poids.

Toutefois, l’expérience n’en reste pas là. Theresa Fisher, une des chercheuses de l’équipe, pense en effet que les tests effectués vont nous en apprendre davantage sur le processus d’adaptation des bactéries.

Pour elle, l’expérience tend à prouver que ces organismes vivants sont parfaitement capables de s’adapter à leur environnement et elle pense donc que des microbes seraient potentiellement en mesure de se développer sur Mars et sur d’autres planètes ou d’autres satellites du système solaire :

« Je serais surprise si les microbes n’ont pas évolué de façon à faire face à cette toxicité », a expliqué la chercheuse. « Les bactéries, lorsqu’elles sont soumises à un stress, ont des réactions de chocs et elles fabriquent des protéines spécifiques qui les aident à s’adapter, à survivre et à faire face aux environnements nuisibles. »

Concernant le sel, les résultats sont un peu différents. L’objectif des chercheurs était en effet de déterminer si des bactéries placées dans du sel étaient capables de faire face à des changements de température.

Si les bactéries exposées à une température normale ont toutes péri, celles placées dans des caissons réfrigérants ont survécu. Encore plus fou, ces dernières ont même été en mesure de résister à des variations importantes.

Mots-clés mars

Fred

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