Martin Pleure, un court-métrage réalisé avec GTA 5

GTA 5 est réputé pour être un titre extrêmement violent, et il s’est même récemment retrouvé dans le collimateur de la police australienne pour une histoire de mod un peu trop réaliste. Ceci étant, le titre de Rockstar peut aussi s’inscrire dans une démarche artistique et c’est précisément ce que prouve le court-métrage réalisé par Jonathan Vinel.

Jonathan est né à Toulouse à la fin des années 80 et il a étudié pendant plusieurs années à La Fémis de Paris avant de voler de ses propres ailes.

Martin Pleure

Martin Pleure, un court-métrage pas comme les autres.

Il est encore un jeune réalisateur, mais cela ne l’empêche pas de faire régulièrement parler de lui.

GTA 5 sert aussi à faire des films

Il a notamment remporté l’Ours d’or en 2014 avec Caroline Poggi pour le film Tant qu’il nous reste des fusils à pompe et cette distinction lui a valu d’être cité dans de nombreux magazines culturels.

Si l’artiste aime se placer derrière la caméra, il lui arrive aussi de s’appuyer sur d’autres supports pour laisser libre cours à son imagination.

Récemment, il a eu envie de sortir des sentiers battus et de raconter une histoire en s’appuyant sur l’un des titres les plus décriés de toute l’histoire vidéoludique : GTA 5. Il voulait effectivement savoir si l’éditeur fourni avec le titre de Rockstar pouvait suffire pour réaliser un court-métrage.

Il semblerait que cela soit bien le cas.

Martin Pleure est effectivement né de cette expérience et il semble bien parti pour rencontrer un certain succès. Il a effectivement été présenté à la Berlinale cette semaine et il a été plutôt bien accueilli par les jurés même s’il n’a pas décroché la récompense convoitée.

Une histoire d’amitiés

L’Ours d’or a en effet été attribué cette année à la réalisatrice hongroise Ildiko Enyedi pour On Body and Soul.

Martin Pleure se focalise sur l’histoire d’un dénommé Martin. Plutôt logique. Il se réveille un matin, complètement seul. Tous ses amis sont partis sans le prévenir et ils ne répondent pas à ses appels. Inquiet, il se lance donc à leur recherche à travers la ville et les montagnes. Il ne les trouve pas. Ivre de rage, il glisse progressivement vers la violence.

Si le script est signé de la main de Jonathan, il n’a pas travaillé seul sur ce court-métrage et il a ainsi été appuyé par Caroline Poggi, Victor Praud, Lucas Domejean et Romain Anklewicz.