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Maya : la fin de la civilisation enfin expliquée ?

De récentes études démontrent que la disparition de la civilisation maya est essentiellement due à de mauvaises récoltes successives, probablement sur de nombreuses années. D’autres grandes civilisations ont disparu ou ont été affaiblies par une baisse brutale et continue des précipitations.

La puissance de l’empire égyptien, à l’époque des pharaons, vacillait souvent lorsque les principaux bras du Nil s’asséchaient.

Le peuple maya se distingue des autres civilisations, car, contrairement à l’Égypte par exemple, il ne s’est pas redressé suite à ces déconvenues.

Si l’assèchement des cours d’eau est une hypothèse avérée, ce n’est vraisemblablement pas l’unique cause de la chute de l’empire.

D’autres théories plausibles restent à explorer. Certains chercheurs espèrent trouver de nouveaux éléments de réponse à travers l’ordre social des Maya.

L’empire maya et l’agriculture

Les scientifiques ont depuis longtemps envisagé la famine comme étant la cause probable de la chute de la civilisation maya. Il est aussi acquis que l’agriculture était au cœur de l’ordre social en général.

Si les Égyptiens ont pu se relever suite à assèchement de certains bras du Nil, les Mayas n’ont pas trouvé les ressources nécessaires pour faire face l’assèchement des cours d’eau.

Malgré les offrandes et les sacrifices aux dieux, des familles mourraient de faim et perdaient des proches. Les souffrances duraient probablement sur une longue période. Il n’en fallait pas plus pour que les petits agriculteurs s’en prennent à l’élite : les grands propriétaires terriens, les familles de la noblesse et même les prêtres.

D’autres pistes restent à explorer

Les mauvaises révoltes ont souvent causé des révoltes populaires dans l’Égypte antique. Cela conduisait parfois même à la chute de certaines dynastique de pharaons, mais cela n’a jamais causé la disparition de la royauté en elle-même.

Pour la société maya, il est possible que la famine ne fût que l’étincelle qui a mis le feu aux poudres.

L’hypothèse d’une trop forte inégalité sociale retient l’attention de certains chercheurs. Pendant des siècles, la prospérité de l’empire aurait vraisemblablement profité à l’aristocratie.

L’exaspération de la masse était d’autant plus probable lorsque les familles modestes étaient écrasées d’impôts.

En somme, le peuple n’avait plus grand-chose à perdre en raison des mauvaises récoltes. Les familles n’avaient plus de repères, s’estimant abandonnés par leurs dieux. A cela s’ajoutaient les frustrations causées par des matraquages fiscaux ou des largesses dont profitait l‘élite. C’est du moins l’hypothèse avancée par les chercheurs.

Mots-clés archéologie

Andy

Passionné de NTIC, sportif et à ce que l'on dit, un bon vivant !