Merci Hadopi…

La loi Hadopi en gonfle plus d’un, c’est certain. Quoi qu’on en dise, il s’agit en effet d’une loi liberticide qui met le web en danger. Alors pour répondre au gouvernement et à ses idées fascistes, de nombreux sites et blogs se sont peints en noir. Comme vous pouvez vous en rendre compte, la Fredzone en a fait de même.

Une vague fumisterie, c’est un peu la seule expression qui me vient en tête lorsque j’entends parler de la loi Hadopi. Oui, mais aussi un gros foutage de gueule comme on en a rarement vu. Faut dire, quand on ne consulte que des industriels et des majors pour construire un projet de loi, il ne vaut pas s’attendre à quelque chose de sensé, d’intelligent et d’honnête.

La vérité, c’est que le consommateur est une fois de plus saigné à blanc. Et qu’il ne le sait même pas, puisque la plupart des médias appartiennent désormais à notre gouvernement. On le désinforme, on le manipule, on joue avec la peur primitive qu’il peut ressentir ainsi qu’avec son manque d’esprit critique pour faire passer des lois comme celle-ci.

C’est tout simplement lamentable.

Et on paye, encore et encore, pour tout et rien. On paye pour vivre, on paye pour se loger, on paye des taxes auxquelles on ne comprend rien, on paye des impôts, toujours plus d’impôts, on paye le passage à l’euro au prix fort, on paye pour les erreurs des uns, des autres, on fait tourner ce putain de pays et on nous pointe encore du doigt ? Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il arrive parfois que l’on télécharge une chanson qu’on n’aurait de toute façon jamais achetée. Tout simplement parce que la courbe de bénéfices de nos majors ne se porte plus aussi bien qu’il y a cinq ou dix ans.

Evidemment, il est toujours plus simple d’accuser et de reporter la faute sur les autres plutôt que de remettre en question les modèles économiques et les shémas vieillissants sur lesquels on se repose. Le monde change, les choses vont plus vite, nous vivons à l’ère de l’information, nous sommes tous connectés les uns aux autres et notre quotidien n’a plus rien à voir avec ce que l’on connaissait à l’époque.

Mais plutôt que de s’adapter, plutôt que de s’interroger, les industriels préfèrent condamner. Et notre gouvernement, cette parodie de gouvernement, ne se contente pas de l’accepter, non, il va jusqu’à défendre les intérêts de ces lobbies.

Il est donc nécessaire que nous nous mobilisions tous afin de signifier notre mécontentement à nos élus. Cette opération, organisée par la Quadrature du Net, est peut-être la dernière chose qui peut nous sauver.