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Mésentente entre la sénatrice Kamala Harris et les travailleuses du sexe en ligne

Aux États-Unis, le travail du sexe reste un problème sociopolitique non résolu depuis maintenant des années. Les travailleuses du sexe sont souvent victimes de brutalité et d’injustice policière. Cette situation a encore empiré avec le vote de la loi FOSTA en avril 2018.

Cette loi consiste principalement à lutter contre le trafic sexuel en ligne aux USA.

Partisane de la loi FOSTA, Kamala Harris a annoncé le 21 janvier 2019 qu’elle allait se présenter à la présidentielle de 2020. Ancienne procureur générale de la Californie et actuellement sénatrice, Harris ne bénéficie cependant pas de tout le soutien qu’elle aurait espéré auprès des différentes communautés américaines.

D’après les travailleuses du sexe, le choix serait particulièrement difficile si Kamala Harris se présentait aux élections contre Trump.

Pourquoi les travailleuses du sexe sont-elles contre Kamala Harris ?

Du temps de son mandat comme procureur générale de la Californie, Harris avait déjà accumulé des mauvais points auprès des travailleuses de sexe.

Ses actes discriminatifs envers une partie des communautés ont eu des répercussions sur la façon dont les travailleuses du sexe la perçoivent. Il y a par exemple eu le cas des deux femmes transsexuelles incarcérées qui ont eu besoin de soins médicaux, des soins prescrits par un médecin, mais refusés par Harris.

L’élue est également connue pour sa tendance à refuser la libération de certaines personnes incarcérées malgré les différentes preuves qui les innocentent. On peut citer le cas de Kevin Cooper qui a été emprisonné suite à un procès empreint de racisme ou encore celui de George Gage qui a été condamné à 70 ans de prison avec des preuves injustifiées.

En outre et comme indiqué plus haut, elle fait aussi partie des partisans de FOSTA, une loi qui pourrait coûter cher aux travailleuses du sexe, notamment en fermant de nombreux sites, des sites représentant désormais leur principale source de revenus.

Les conséquences de la loi FOSTA sur le travail du sexe aux États-Unis

Bon nombre de travailleuses du sexe sont membres de plateformes pour adultes. Avec la loi FOSTA, ces sites web se trouvent maintenant en mauvaise posture, car ils sont menacés de fermeture.

Soupçonné de trafic, Backpage.com a ainsi été fermé par les autorités le 6 avril 2018 alors que de nombreux travailleurs du sexe indépendants l’utilisaient au quotidien. En effet, ces services en ligne permettent aux femmes travaillant dans ce milieu de trouver une clientèle sans avoir forcément besoin de descendre dans la rue.

Le public fait confiance à la loi FOSTA et à ceux qui ont voté pour elle en raison des actions effectuées auparavant pour aider à résoudre les problèmes des femmes. Le problème n’est cependant pas le même pour le cas des travailleuses du sexe. Pour elles, Kamala Harris et ses partisans devraient mieux écouter les expériences qu’elles ont réellement vécues.