MicrobialEcology : l’infiniment petit a aussi sa place sur Instagram

Ça vous dirait de vous immerger dans le monde microscopique des rotifères, des vorticelles, des bactéries et autres algues ciliées ?

C’est le pari qu’Hunter Hines, un doctorant de l’Institut océanographique Harbor Branch rattaché à l’Université de Floride, a fait en créant un compte Instagram dédié à l’écologie de ces êtres vivants infiniment petits.

MicrobialEcology : l'infiniment petit a aussi sa place sur Instagram

Crédits pixabay.com

Et on peut dire que ça marche. Avec plus de 62.000 abonnés à l’heure où cet article est écrit, et des publications vues pour la plupart plus 15.000 fois et des milliers de likes, @microbialecology peut se vanter d’attirer un public mondial toutes catégories d’âges confondus, et pas uniquement des fondus de science.

Instagram pour partager ses vues sur la microbiologie

À travers des vidéos faits maison relatant des observations de la vie microscopique de sujets trop petits pour être vus à l’œil nu, Hunter Hines nous emmène dans un monde habituellement réservé aux spécialistes du domaine de la microbiologie.

Cette forme de partage de connaissances a ainsi trouvé son public à l’ère de la vulgarisation de l’utilisation des médias sociaux afin de sensibiliser les gens au domaine particulier de la microbiologie.

Et c’est la bonne recette pour en parler, car fin 2018, le compte Instagram du doctorant, @microbialecology, a bénéficié de plus 1,4 millions de vues en seulement une semaine, des statistiques qui feront bien des jaloux parmi des politiciens ou des stars en herbe friandes d’auditions à l’aveugle.

Les médias sociaux pour améliorer la portée des recherches scientifiques

Dans le cadre d’un article publié dans la revue Nature, en collaboration avec Sally Warring, une chercheuse postdoctorale au sein du Musée d’histoire naturelle de New York, Hunter Hines a partagé ses expériences et ses connaissances sur l’utilisation des médias sociaux pour sensibiliser le public, à l’échelle mondiale, à la microbiologie.

Selon les scientifiques, ce sont d’excellents porte-voix pour « amplifier en temps réel » les résultats de recherches et les projets en cours, en tout cas, bien plus que ne le permettrait une diffusion restreinte à un public scientifique conventionnel.

En effet, les travaux scientifiques produisent beaucoup d’informations et de données, pour la plupart cantonnées à un cercle restreint.

Avec l’aide d’une plateforme comme Instagram, des contenus à caractère informatif, sur un ton compréhensible pour les profanes, mais gardant un côté scientifique sont le meilleur moyen d’associer le public à partager l’intérêt des chercheurs.

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