Microsoft a un nouveau chatbot et il n’est pas (encore) raciste

Microsoft s’intéresse depuis plusieurs années à l’intelligence artificielle et aux agents conversationnels. Après l’infâme Tay, la firme vient d’accoucher d’un nouveau chatbot du nom de Zo.

Tay a été présenté en mars dernier et il était disponible à la fois sur Twitter, Kik et GroupMe. Les internautes n’avaient qu’à lui envoyer un message pour entamer le dialogue et lui poser toutes les questions de leur choix. Le programme, de son côté, était capable d’apprendre et d’évoluer en fonction de ces échanges.

Zo Microsoft

Zo est nettement plus sympa que Tay.

Contrairement aux agents habituels, Tay avait été développé pour dialoguer avec les fameux millenials.

Microsoft s’intéresse beaucoup aux agents conversationnels

L’expérience a cependant très vite pris une tournure inattendue. Quelques heures à peine après son lancement, l’agent conversationnel a effectivement commencé à tenir des propos extrêmement racistes, allant même jusqu’à accuser les Juifs d’avoir organisé les attentats du 11 septembre et à proposer de créer des camps de concentration pour les Afro-Américains et/ou pour les Mexicains.

Microsoft a immédiatement coupé court à l’expérience et la firme a ainsi désactivé le robot, le temps de procéder à une rapide mise à jour. Tay a ensuite fait son retour, pour déclarer qu’il fumait régulièrement de la weed devant la police.

Faute de mieux, le géant américain a donc choisi de mettre un terme à l’expérience. Temporairement, du moins.

Comme indiqué un peu plus haut, Microsoft vient en effet de lancer un nouvel agent conversationnel, une certaine Zo. Uniquement disponible sur Kik pour le moment, elle fonctionne sur le même principe que Tay et les utilisateurs n’ont ainsi qu’à lui envoyer un message pour démarrer une conversation et dialoguer avec elle.

Zo n’aime pas la politique ni les polémiques

La belle commencera alors par leur poser une question afin de faire connaissance.

Cette fois, bien sûr, les ingénieurs de l’entreprise ont pris les devants et Zo a été formé pour éviter soigneusement de parler de politique et de tous les sujets pouvant déboucher sur une controverse. Si vous lui demandez ce qu’elle pense de Donald Trump, par exemple, elle vous répondra qu’elle n’a pas envie d’en parler. Même chose si vous l’interrogez sur les Afro-Américains ou même sur les latinos. Là, elle coupera court à la conversation et elle vous dire que ces sujets n’ont rien de léger et qu’ils ne la concernent pas.

Pour le moment, Zo parle uniquement l’anglais, mais elle a un langage assez facile à comprendre. Elle maîtrise l’argot comme personne et elle n’hésite pas à utiliser des contractions proches de celles utilisées par les adolescents américains.