Microsoft se met à table et dévoile le hardware de la Scorpio

C’est désormais officiel. Après de longs mois d’attente et de teasing, nous connaissons les caractéristiques techniques de la prochaine console de Microsoft. Quittant le processus habituel pour des annonces de cette ampleur, la firme a décidé de laisser un expert de DigitalFoundry rendre visite au studio Turn 10 (chargé du développement de Forza Motorsport 7), pour avoir un aperçu de ce que la Scorpio a dans le vendre et pouvoir jeter un œil à sa fiche technique.

L’homme est rentré emballé de Redmond (où est implanté le studio) et nous livre aujourd’hui ses impressions, ainsi que pléthore de détails et spécifications croustillantes sur la fameuse Xbox One Scorpio. Une machine qui ne manque clairement pas de piquant….

scorpio

Par l’intermédiaire de DigitalFoudry, Microsoft vient de lever le voile sur les spécificités techniques de sa nouvelle console. Et oui, elle en a sous le capot.

Car oui, dans une époque où les fausses promesses sont monnaie courante, Microsoft semble avoir tenu parole quant à sa prochaine machine et à ses performances. Et lorsque Phil Spencer déclarait il y a quelques mois que la conception de la Scorpio était une affaire d’équilibrage, il disait vrai : la console étant visiblement calibrée de la plus belle des manière…

6 téraflops de puissance de calcul : pari tenu !

Si l’on ignore encore à quoi ressemblera la Scorpio, quel sera son prix de lancement cet hiver, et quel nom définitif cette grosse bête portera ; nous connaissons désormais sa fiche technique… et de ce côté tout se passe comme prévu.

La Xbox One Scorpio se dote donc de 6 téraflops côté puissance de calcul et ce grâce à une puce SoC (16nm FinFET) d’AMD, dont la partie CPU reprend l’architecture Jaguar toujours articulée autours de 8 cores, profitant toutefois d’une fréquence calée à 2.3Ghz (contre 1.75 Ghz sur la Xbox One classique) et d’un cache L2 de 4Mo.

Pour ce qui est de la partie GPU de ce nouveau SoC, Microsoft a visiblement travaillé dur. Cette dernière semble en effet relativement proche d’une RX 480 (si l’on devait comparer le tout à une carte graphique classique), mais dans une version grandement modifiée par les ingénieurs de la firme de Redmond.

Au final on arrive à un résultat pour le moins bluffant, une attention toute particulière ayant été portée à l’optimisation, à la réduction des temps de latence CPU / GPU au sein du SoC, ainsi qu’à l’intégration de DX12, qui fait son entrée en grande pompe sur la Scorpio.

Le GPU de la Scorpio 43% plus véloce que celui de la PS4 Pro

Question technique pure, le GPU de la console présente « seulement » 40 unités de calcul, mais hérite d’une fréquence particulièrement élevée de 1172 Mhz (à titre indicatif le GPU de la One initiale était cadencé à 853 Mhz et celui de la PS4 Pro à 911 Mhz). Le bougre se paye ainsi le luxe d’être 43% plus rapide que son collègue équipant les PS4 Pro.

Coté mémoire vive, la machine de Microsoft embarque 12 Go de GDDR5 (12 x 1Go) dotés de 6.8 Ghz de fréquence et 384 bits de bus mémoire. La Scorpio bénéficiera donc de 326 Go/s de bande passante au total.

Ce surplus de mémoire profitera tout autant aux développeurs, qui pourront désormais bénéficier de 8 Go de RAM pour les jeux (contre 5Go sur la One), qu’à Microsoft qui aura à présent de quoi dédier 4Go de mémoire vive à l’interface (contre seulement 1 Go actuellement). Cette dernière passera d’ailleurs à un affichage en 4K natif.

Et les jeux dans tout ça ?

Inutile de préciser qu’avec de pareilles performances la Scorpio n’a pas froid aux yeux quand il est question du gaming, Forza Motorsport 7 étant annoncé en 4K natif et à 60 fps. Des conditions de jeux idéales qui n’impacteront pas le niveau de détail du titre, l’expert de DigitalFoundry ayant indiqué que le tout semblait tourner en « Ultra ».

Evidemment, il sera possible de profiter de tous les jeux du catalogue Xbox One sur la Scorpio. Les titres auront alors la chance de se voir passer en 4K, même ceux qui étaient initialement calés en 900p (Microsoft indique tout de même qu’un peu de travail sera nécessaire sur ces derniers pour les adapter en ultra haute définition).

Terminons en précisant que Microsoft n’oublie pas ceux qui ne sont pas encore équipés d’écrans ultra haute définition, la Scorpio étant capable de recourir au supersampling, pour donner au 1080p des allures de 4K.