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Microsoft va aussi lutter contre le ‘revenge porn’

Microsoft ne s’était pas encore exprimé sur le sujet mais l’éditeur compte lui aussi venir en aide aux victimes de « revenge porn ». Il vient ainsi de lancer un formulaire à l’intention des internautes. Seul bémol, ce dernier est uniquement disponible dans la langue de Shakespeare pour le moment. Mais rassurez-vous car cela va bientôt changer.

Si ces deux mots ne vous disent rien, alors qu’ils désignent des contenus sexuellement explicites mis en ligne sans l’accord de la personne apparaissant dessus.

Revenge Porn Microsoft

Microsoft a lui aussi décidé de partir en croisade contre le « revenge porn ».

L’idée, c’est évidemment d’humilier la victime et de la trainer dans la boue. Ce n’est pas vraiment une révélation mais ces photos et ces vidéos sont généralement publiées par les ex des personnes mises en scène.

Le « revenge porn » est né dans les années 80 et il a pris son essor au début des années 2000

Le « revenge porn » n’est pas récent et il trouve même ses origines dans les années 80. Je l’avais évoqué dans un précédent article sur le sujet mais le magazine Hustler publiait à l’époque une rubrique mettant en avait des images de femmes nues soumises par des lecteurs.

Le phénomène a pris de l’ampleur au début des années 2000 avec l’apparition de groupes Usenet troquant des photos et des vidéos d’ex-petites amis. La démocratisation du web n’a pas amélioré la situation, bien au contraire, et c’est précisément ce qui a poussé des boites comme Reddit, Twitter ou même Google à mettre en place des solutions pour éviter les débordements.

Microsoft, lui, aura attendu l’été pour lancer sa propre offensive.

Comme indiqué un peu plus haut, le géant américain vient effectivement de mettre en ligne un formulaire à destination des victimes de ce genre de pratique. Il est disponible à cette adresse et il est uniquement disponible en anglais pour le moment mais d’autres versions devraient suivre dans la foulée.

Il est assez complet, bien sûr, et il est ainsi constitué d’une dizaine de champs. Les internautes devront indiquer leur nom et l’adresse (URL) des contenus posant problème. Ils pourront aussi indiqué s’ils ont lancé une procédure légale en amont.

Microsoft examinera attentivement chaque dossier. Si la firme estime qu’un contenu pose réellement problème, alors il le supprimera de ses serveurs et donc de OneDrive ou du Xbox Live. Il pourra aussi le désindexer dans Bing si nécessaire.

Alors bien sûr, la firme ne va pas pouvoir endiguer le phénomène à elle seule, mais son initiative méritait d’être saluée.

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Fred

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