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Microsoft vient de lever le voile sur son nouveau système d’exploitation, basé sur un noyau Linux

Microsoft démarre l’année sur les chapeaux de roue en dévoilant un nouveau système d’exploitation destiné au marché de l’IoT, Azure Sphere. Contrairement aux autres produits de la firme, il ne se base pas sur un noyau propriétaire et il est ainsi construit à partir de Linux.

Microsoft est présent sur bien des fronts et si l’entreprise compte un certain nombre de produits grand public à son catalogue, elle propose aussi des solutions visant le monde de l’entreprise ou des segments très spécifiques.

Azure Sphere viendra se ranger dans cette dernière catégorie et le système se destine ainsi aux objets connectés.

Azure Sphere, une plateforme consacrée à l’IoT

Microsoft n’a bien entendu pas lésiné sur l’offre et le système se pose ainsi comme une plateforme entièrement dédiée au monde de l’IoT en s’articulant autour de trois éléments distincts : les microprocesseurs, le système et les services de sécurité.

Très complète, cette plateforme va donc un peu plus loin que les précédentes initiatives de la firme en la matière.

Les microprocesseurs, de leur côté, seront directement créés par le géant américain et ils intégreront plusieurs technologies destinées à améliorer leur sécurité et leur robustesse. Le système en fera tout autant et il aura ainsi principalement pour but de protéger les solutions IoT déployées par les partenaires de l’entreprise des attaques. Pour aller plus loin, Microsoft proposera en plus des services de sécurité permettant de verrouiller les connexions entre les appareils et les échanges de données effectués entre chaque appareil du réseau.

Le plus intéressant se trouve du côté du système. Plutôt que de se baser sur un noyau développé par ses soins, les ingénieurs affectés au projet ont préféré faire appareil à une technologie externe et ils se sont ainsi tournés vers un noyau Linux.

Un système basé sur un noyau Linux

Cette plateforme se destine à de nombreux produits différents. Dans une des vidéos publiées par la marque, on voit ainsi une machine à laver connectée capable de s’auto-analyser afin de prévenir d’éventuelles défaillances et d’envoyer un message à son constructeur en cas de dysfonctionnement.

La décision de l’entreprise de s’appuyer sur un noyau Linux pour développer sa nouvelle plateforme a évidemment surpris beaucoup de monde.

Brad Smith lui-même a lourdement insisté sur ce choix, dans ces termes : « Après quarante-trois ans, c’est la première fois que nous annonçons et distribuerons un noyau Linux personnalisé ».

Toutefois, Microsoft a tendu la main à plusieurs reprises en direction de Linux par le passé et la firme a ainsi adopté le système sur une bonne partie de son cloud Azure l’année dernière. En outre, l’entreprise prend aussi en charge un bon nombre de distributions et elle a même pris l’habitude de proposer ses propres outils sur le système.

L’un dans l’autre, ce choix n’est finalement pas si surprenant qu’on pourrait le croire.