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Mike Pence veut renvoyer des astronautes sur la Lune

Les États-Unis se montrent, plus que jamais, déterminés dans la conquête de l’espace et ses éléments. Il n’y a pas longtemps, l’administration Trump a déclaré vouloir créer une « Force Spatiale ». Dernièrement, le vice-président américain Mike Pence a réaffirmé l’ambition du gouvernement d’envoyer des astronautes sur la Lune, voire sur Mars. Pense a souligné que les États-Unis sont de retour sur la lune et que cette fois, c’est pour y rester.

Jeudi, Mike Pence a prononcé un discours au Johnson Space Center de la NASA. Il a étalé les projets de l’administration portant sur la voie tracée par les missions Apollo. Conformément à la directive qui lui a été préalablement adressée, la NASA a déjà établi un plan pour créer une « passerelle orbitale lunaire » afin de faciliter l’accès humain à la lune.

Dans ses commentaires, Pence n’a pas mis l’accent sur la militarisation de l’espace. La charte de la NASA, qui a 60 ans cette année, veut que les activités dans l’espace soient uniquement « consacrées à des fins pacifiques au bénéfice de toute l’humanité ».

Établir une présence permanente autour de nous, et sur la Lune

« Alors que nous visons une fois de plus notre voisin lunaire, nous ne nous contenterons pas cette fois de laisser des empreintes de pas », a déclaré Pence à la foule. « Le moment est venu de (…) établir une présence permanente autour de nous, et sur la Lune », a-t-il ajouté.

Plus tôt dans l’année, lors d’une visite du Vice-président au Centre spatial Kennedy, la NASA a souligné, dans un communiqué, qu’il s’agit de spéculer sur « l’avenir de l’exploration spatiale humaine et le projet de l’agence de retourner sur la lune en tant que précurseur des futures missions humaines sur Mars ».

Un budget trois ou quatre fois supérieur au montant actuel

« Nous sommes le leader, nous allons rester le leader, et nous allons faire encore plus », avait déclaré le Président Donald Trump lors de la signature de la « Space policy directive 1 », en décembre dernier. « Cette fois, nous n’allons pas seulement planter notre drapeau et laisser notre empreinte, nous allons poser les fondations d’une mission ultérieure vers Mars. Et peut-être un jour vers d’autres mondes au-delà […]. L’espace a beaucoup d’autres applications, notamment dans le domaine militaire », avait-t-il ajouté.

En ce qui concerne le calendrier et le budget alloué au programme, la Maison-Blanche n’a donné des informations précises. « Je ne pense pas qu’envoyer un décret à la Nasa change quoi que ce soit, sauf à être accompagné d’un accroissement sensible du budget de l’agence, c’est-à-dire deux, trois ou quatre fois supérieur au montant actuel », a néanmoins estimé Marco Caceres, analyste chez Teal Group, cité par Bloomberg.

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