Monétiser son blog, pourquoi pas ?

Quand on lance un blog, on se pose forcément quelques questions. Et la plus épineuse d’entre elles concerne essentiellement la monétisation de son travail. Certains hésitent, ont peur que leurs lecteurs désertent alors que d’autres s’imposent presque comme des régies publicitaires et finissent par en coller vraiment partout. Vous l’aurez compris, le sujet divise. Il divise même si bien que je n’ai pas pu résister à l’envie d’y aller moi aussi de mon pavé…

Les blogs sont à la mode, si bien qu’ils se sont imposés naturellement comme un nouveau média. Et comme dans tout média, il y est naturellement question de publicité, de rentabilité, de monétisation et donc de commerce. Sur mon site, j’ai fait le choix de ne pas mettre de publicité. Pas pour le moment en tout cas. Mais comme tout le monde, je m’interroge, je cherche à comprendre et c’est ici le fruit de ces réflexions que je compte vous faire partager.

Comme je viens de le préciser, la Fredzone ne contient aucune publicité. J’ai fait ce choix au moment de son lancement, il ya cinq mois, pour diverses raisons. Pour mes lecteurs, déjà. Avant d’être blogueur, je suis internaute et comme tous les internautes, je surfe. Beaucoup voir même énormément. Et je fréquente donc de nombreux sites et parmi eux beaucoup de blogs. En toute sincérité, lorsque j’arrive sur un site, je n’aime pas y voir de la publicité.

La publicité me rappelle la vie de tous les jours. Quand je me rends à mon travail, je vois des pubs. Quand je vais faire un tour, je vois des pubs. Quand je regarde la télévision, je vois des pubs. Quand je lis un magazine, je vois aussi des pubs. En gros, j’en vois déjà partout. Des pubs pour le dernier gel intime. D’autres pour la dernière barre chocolatée à la mode. Et ainsi de suite. J’en vois tellement que je finis invariablement par saturer. Déjà, je ne regarde plus la télévision, j’évite les magazines et je fuis les panneaux publicitaires.

N’aimant pas moi-même la publicité, il me paraît parfaitement normal et légitime que je ne l’impose pas à mes lecteurs. Question d’équilibre. J’ai donc fait ce choix voilà cinq mois et jusqu’à présent, je m’y suis tenu. D’ailleurs, rassurez-vous, je m’y tiendrai encore pour un moment.

Oui, mais si je n’aime pas la publicité, je sais qu’un site et qu’un blog peuvent coûter cher. Des blogueurs comme Loïc le Meur, Versac ou même Eric de Presse-Citron recoivent chaque jour des milliers de personnes. Des gens qui viennent pour s’informer mais qui consomment de la bande passante. Une bande passante que l’on paye et qui dans certains cas peut chiffrer quelque chose de bien. Alors quand je vais m’informer chez Presse-Citron, je ne m’offusque pas d’y voir quelques publicités parce que je sais que son webmestre en a aussi besoin pour pouvoir continuer d’écrire et d’informer. Question d’équilibre là aussi.

Mais vous le savez déjà, certains blogueurs gagnent plus qu’ils ne dépensent. D’ailleurs, à ce sujet, je vous invite à lire l’article de Simple Entrepreneur qui résume parfaitement le sujet. Ont-ils vraiment mérité de gagner autant d’argent ? La réponse est des plus simples. Oui, ils le méritent et leur réussite est parfaitement rationnelle, parfaitement logique. Ils gagnent plus car ils recoivent d’avantage de visiteurs. Ils recoivent plus de visiteurs parce que le contenu qu’ils diffusent touche plus de gens. Il n’y a pas d’arnaque, juste une réussite.

Monétiser peut rapporter, c’est évident. Seulement si ça rapporte, c’est aussi parce que la qualité est au rendez-vous. Alors pas tout le temps, c’est évident. On peut penser aux passages à vide de Loïc le Meur et aussi à tout cet argent qu’il a pu gagner à cette période. Ce n’est pas forcément juste, ce n’est pas forcément légitime, mais c’est comme ça. Comme dans tout système, il y a des failles, des erreurs, des imperfections. Mais ce n’est pas pour autant que nous devons faire de même. Respectons la réussite pour ce qu’elle vaut, mais respectons aussi les choix des autres comme nous aimerions qu’ils respectent les notres.

Et pour en finir avec ce long monologue, je précise quand même que ce billet fait en partie suite à l’affaire du concours Presse-Citron ainsi qu’aux tristes remarques qui ont été portées à l’encontre de son instigateur.