Moscou, plus d’un millier de manifestants contre les restrictions sur internet

La loi interdisant l’utilisation des « anonymizers » qui vient d’être approuvée par le Parlement russe a suscité du mécontentement à Moscou. En effet, les rues de la capitale russe ont été envahies, dimanche 23 juillet 2017, par environ un millier de manifestants. Avec l’approbation des autorités, ils ont défilé avec des pancartes appuyant leur lutte contre le renforcement de la surveillance et des restrictions sur internet.

Le parti Parnas, commandé par l’ancien Premier ministre Mikhaïl Kassianov, a lancé un appel à une manifestation suite aux dernières mesures législatives qui tendent à soumettre aux autorités le contrôle d’Internet.

Webroot

Le mouvement a réussi à rassembler entre 1 000 et 1 500 manifestants hurlant « Non à la censure, non à la dictature » ou encore « A bas l’État policier ».

Les arguments des manifestants

Selon l’ONG russe OVD-Info, spécialisée dans le suivi des arrestations, l’un des trois manifestants arrêtés avait porté un écriteau en faveur de l’opposant Alexeï Navalny.

D’après les manifestants, cette décision est un véritable abus de la part des autorités. Pour l’ancien dirigeant du groupe « Pirate Party », ce désir de contrôler et surveiller Internet s’était affirmé depuis 2011 suite aux nombreuses manifestations qui ont eu lieu pendant la campagne présidentielle de Vladimir Poutine.

M.Rassoudov, un manifestant de 34 ans a affirmé que : « Les autorités ont alors compris qu’Internet était un outil de mobilisation, que cela amenait les gens à sortir dans les rues. » Lioudmila Toporova, âgé de 56 ans, de son côté, soutient que les autorités veulent restreindre la liberté sur Internet pourtant, « La liberté est la chose la plus importante dans la vie. »

Internet dans le collimateur des autorités russes

Comme l’internet russe est actuellement l’outil privilégié par l’opposition pour communiquer, les autorités ont décidé de renforcer leur contrôle sur ce domaine. En début d’année, les entreprises web russes et étrangères ont été obligées de procéder au stockage des données de leurs utilisateurs en Russie pour qu’en cas de nécessité, les autorités puissent y accéder.

Le parlement a même pris la décision, vendredi 21 juillet 2017, de mettre en vigueur une loi qui défend l’utilisation en Russie des anonymizers, services web donnant accès de manière anonyme à des sites bloqués dans le pays.

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