Motorola Milestone 2, la review complète

Connu sous le nom de Droid 2 aux States, le Motorola Milestone 2 vient tout juste de débarquer chez nous. Et quand on voit le succès rencontré par le tout premier modèle, on se dit que c’est quand même une bonne chose. Or justement, depuis samedi dernier, j’ai la chance d’avoir ce mobile entre les mains. Après avoir publié mes premières impressions sur le sujet, le temps est donc venu d’en faire une review complète et d’aller un peu plus loin afin de voir ce que le bougre a véritablement dans le ventre.

Dites bonjour au Motorola Milestone 2

Paraît qu’il faut toujours commencer par faire les présentations parce que ça aide à briser la glace. Me rappelle même d’un loooong cours de communication dédié entièrement à ce point. On était une dizaine de gars et de filles formant un cercle au milieu d’une grande pièce et on devait prendre la parole chacun à notre tour pour nous présenter et exprimer nos émotions. Tout ça pendant quatre heures, ce qui me pousse à penser que certains enseignants sont franchement des escrocs. Encore, on aurait été à poil, ça aurait pu être amusant mais ce n’était même pas le cas.

Bref, tout ça pour introduire le Milestone 2 et vous le présenter en quelques mots. Comme son nom ne l’indique pas forcément (en anglais, ça veut dire « borne routière » et pas la peine de me demander pourquoi), ce chouette smartphone fonctionne sous Android et a pour principale particularité de proposer à la fois un écran tactile et un clavier physique complet en azerty. Oui, madame, même que c’est drôlement pratique pour textoter et partager son quotidien navrant avec ses millions de fans, maman en tête.

Sous le capot, le Motorola Milestone 2 propose :

  • Un écran tactile capacitif Super LCD de 3,7 pouces (480 x 854).
  • Un processeur TI OMAP @ 1 Ghz.
  • 512 Mo de mémoire vive.
  • 8 Go de mémoire interne + port microSD jusqu’à 32 Go.
  • Un APN de 5 mégapixels avec double flash LED et vidéo en 720p.
  • WiFi b/g/n, Bluetooth 2.1, 3G.
  • Un clavier physique coulissant complet en azerty.
  • Google Android Froyo.

Sur le papier, ce sont donc les mêmes caractéristiques que la plupart des mobiles actuels. Pas de grosse surprise, donc, pour le moment.

Il est beau mon mobile !

Les goûts et les couleurs ne se discutent pas mais on peut quand même dire que le Milestone 2 est très agréable à regarder. Sur la façade, on trouve un grand écran bien brillant (et aussi salissant que n’importe quel téléphone tactile, cela va sans dire), avec les quatre boutons propres aux androphones. Point assez étrange, juste en dessous de ces derniers, la coque forme un petit creux toute bizarre.

Oui, les filles, un creux qu’on sait pas bien à quoi il sert. Si le clavier coulissant était en dessous et en mode portrait, ce renflement sera tout à fait le bienvenu. Mais ce n’est pas le cas, le clavier proposé est en mode paysage et on a du mal à comprendre l’intérêt de la chose. Pareil pour la prise en main d’ailleurs, cette petite bosse ne sert strictement à rien.

Au dos, on retrouve une coque mate qui fait du bien parce qu’on est pas obligé de sortir le chiffon en micro-fibre à chaque fois qu’on utilise le mobile. En relief, on retrouve le logo de Motorola et plus haut le capteur de l’appareil photo numérique de 5 mégapixels accompagné de ses deux flash LED. La routine, coco. Notons quand même que le dos de l’appareil est parfaitement plat. On le pose, il ne bouge plus (pas comme le Desire HD).

Le port mini USB se trouve quant à lui sur la tranche gauche de l’appareil, un peu décalé vers le haut. Bizarre, personnellement je l’aurais plutôt mis sur la tranche du bas mais nul doute que les ingénieurs du constructeur avaient de bonnes raisons pour le placer à cet endroit. Sur la tranche de droite se trouvent deux boutons permettant respectivement d’augmenter et de baisser le volume. Plus bas, en revanche, on retrouve le bouton de l’appareil photo qui sert essentiellement à faire la mise au point.

Un bouton qui est finalement très bien exploité. Je pensais qu’il ne permettait pas de prendre un cliché mais en fait je me suis planté. Pour faire la mise en point, tu commences à appuyer un peu dessus dessus. Le machin va se mettre en route et ton image va être plus nette. Pour prendre le cliché, suffit d’appuyer un peu plus fort et ça marche tout seul. En revanche, on aurait quand même aimé pouvoir lancer la fonction appareil photo direct en appuyant dessus.

Au dessus, deux choses : la prise casque et le bouton d’alimentation. Un bouton qui sert à plein de chose puisque c’est aussi en appuyant dessus que l’on active ou que l’on désactive l’appareil.

Et puis, après, on a le clavier physique…

Jamais sans mon clavier !

Après trois années passées sur des claviers tactiles divers et variés (mais majoritairement pommés), on peut dire que ça m’a fait drôlement bizarre de me retrouver avec un clavier physique complet sous les doigts. Et là, bonhomme, sache que si tu me voyais, tu pourrais lire l’étonnement sur mon visage. Qu’est ce que tu veux que je te dise, j’suis trop un bon acteur, moi, hein…

Soyons clairs, ce clavier est franchement un régal à utiliser. Les touches sont larges, espacées et légèrement bombées pour qu’on puisse les retrouver facilement. Puisqu’on en parle, il faut aussi savoir que chaque touche est rétro-éclairée. Genre t’es sous la couette ou enterré vivant, bah tu peux encore envoyer des mails. Sur chaque touche, on trouve deux caractères : une lettre en blanc et un nombre ou un caractère accentué en bleu. Le contraste est pratique, ça évite de s’emmêler les yeux. Pour activer un caractère bleu, suffit en effet d’appuyer sur les touches ALT ou ALT Lock.

Pour le reste, baby, c’est un clavier complet. Genre tu as tout ce qu’il faut : la touche espace, la touche Del, la touche « Entrée » et même une touche « Ok » pour valider des formulaires. Point très positif, les gars de Motorola ont même pensé à nous mettre une touche option et une touche recherche pour éviter qu’on aille chercher les touches situées en bas de l’écran lorsqu’on est en mode « je raconte toute ma vie sur mon téléphone ». En bas à droite, tu retrouves aussi quatre flèches de navigation qui te permettent de naviguer au sein des menus. Sympa, même si un petit trackpad optique (pour pas que ça s’encrasse) aurait été plus judicieux.

Globalement, ce clavier physique est très agréable quoi qu’un peu dur. Ce qui s’explique sans doute par le fait que mon Milestone 2 est flambant neuf. On verra au fil du temps s’il perd de sa rigidité.

Mate, mate, mate mon écran

N’ayant pas eu l’occasion de tester le Samsung Galaxy S, ce n’est pas facile de comparer les deux écrans mais on peut dire que celui du Milestone 2 est vraiment de très bonne facture. Les couleurs sont belles, les graphismes sont fins et le rendu est franchement très propre. Y compris pour le texte. Même si ce dernier n’est pas aussi net qu’avec le Retina Display de l’iPhone 4, il s’en approche quand même considérablement. En ce qui me concerne, c’est mon premier écran SuperLCD et j’avoue qu’il m’a immédiatement bluffé.

Alors bon, je ne vais pas non plus écrire une ode dédiée à l’écran du Milestone 2 mais ce dernier reste vraiment net et lisible en toute occasion. Que vous soyez enfermés au fin fond de votre cave ou bien à l’extérieur en plein soleil, il s’adapte automatiquement. Comme la plupart des téléphones portables du moment, bien sûr, mais avec un peu plus de classe et un résultat beaucoup plus net. Précisons d’ailleurs que ce point marche aussi lorsque l’écran est blindé de vilaines traces de doigts. On les oublie complètement.

Ta vie en photo et en 720p !

L’autre point sur lequel je me suis longuement attardé, bien sûr, c’est l’appareil photo numérique intégré. J’sais bien que rien ne vaut un vrai appareil photo pour prendre de vraies photographies, mais on ne peut pas tout le temps se trimballer avec le reflex ou la caméra dans la poche. Et pouvoir profiter d’un appareil d’appoint directement intégré à ton téléphone, c’est quand même très positif.

On va donc gentiment commencer par la fonction appareil photo. De ce côté, on peut dire que les clichés pris avec le Milestone 2 sont très corrects en plein jour. En condition de faible luminosité, en revanche, le capteur peine un peu mais il suffit d’utiliser le double flash LED pour que le résultat soit un peu plus clair. Toutefois, on précisera que ce dernier a aussi tendance à saturer les couleurs et les « vrais » photographes ne manqueront pas de grogner à cette nouvelle.

Et pour la vidéo, alors ?

Le Milestone 2 propose deux modes principaux : le mode normal et le mode nuit. Clairement, ce dernier ne sert pas à grand chose, le rendu ne vaut pas la peine qu’on en parle. En revanche, lorsque la lumière ambiante est suffisante, on peut dire que le capteur s’en sort plutôt bien. La qualité est propre, le rendu est net mais il y a quand même un gros gros bémol : l’appareil n’intègre pas de stabilisateur. Et ça, les copains, ça manque pas mal comme vous allez pouvoir le constater sur les deux vidéos au dessus.

Finalement, pour le petit gars qui tourne des vidéos avec ses potes, clair que le Milestone 2 suffira amplement. Mais si vous avez envie de faire des podcasts et des trucs un peu plus costauds, faudra nécessairement faire l’acquisition d’une vraie caméra. D’ailleurs, si tout se passe bien, je devrais bientôt tester le nouveau Flip Ultra HD.

Et l’autonomie, sinon ? Bien ou bien ?

Ah ah, le moment est venu de causer un peu d’autonomie. Bah oui, un mobile qui dépote, c’est bien, mais si c’est pour le recharger toutes les deux heures, ça ne sert strictement à rien. Et puis imagine un instant… Tu es en pleine forêt, il fait froid, tu as des gens bizarres et nus qui se cachent derrière les arbres quand soudain, ta voiture donne des signes de faiblesse. Obligé de t’arrêter sur le côté de la route. Là, bonhomme, si ton mobile est déchargé, ça le fera pas.

Cela dit, on capte limite pas en forêt donc bon…

Bref, globalement, le Milestone 2 se recharge tous les jours. Mais pour une utilisation poussée, hein, genre Mail / Twitter / Evernote / Angry Birds / Photo / Vidéo et avec les notifications et le WiFi d’activés. Si tu mets en plus la 3G, l’autonomie se vautre un peu la tronche mais ça tu l’avais déjà deviné parce que tu es forcément très intelligent(e). Sachant que je rechargeais déjà mon iPhone 3G tous les jours, on ne peut pas dire que je sois forcément très perdu. Le truc qu’il faut noter, quand même, c’est que je suis encore novice sur Android et que je n’en maitrise pas franchement toutes les arcanes. Quelque chose me dit qu’en désactivant deux ou trois trucs, il y a moyen de pousser l’autonomie du téléphone un peu plus loin.

Côté Google Maps Navigation, en revanche, ça pompe un max. Là, ton mobile va juste tenir trois ou quatre heures avant de laisser échapper son dernier souffle. J’avais constaté la même chose sur le HTC Desire donc faudra nécessairement opter pour un chargeur de voiture si tu veux utiliser ton téléphone comme GPS.

Et alors, ton bilan général ?

Franchement ? Très positif. Certes, le Milestone 2 n’est pas parfait, il a quelques petits défauts (pas plus gênants que ça d’ailleurs) mais c’est un vrai régal à utiliser. Puissant, réactif, il est capable de gérer correctement n’importe quelle application du Market. Enfin en tout cas celles que j’ai testées. Comme dans du beurre, les filles, le machin rame pas d’un poil y compris quand t’as une vingtaine d’applications ouvertes et que tu fais une grosse consommation du multitâche.

Sans oublier, bien sûr, le clavier physique. Là, c’est que du bonheur. T’as vraiment la sensation d’avoir un ordinateur au creux de la main et tu te découvres bien plus productif que tu ne le pensais. Faudra évidemment un temps d’adaptation histoire de prendre tes marques mais c’est nettement plus pratique que le clavier virtuel intégré à Android.

Puisque tu es doté d’un sens de l’observation exemplaire, tu as certainement remarqué que je n’avais pas franchement évoqué ce dernier dans mon article. Et tu dois sans doute te poser tout plein de questions sur le sujet. L’explication est relativement simple, j’ai préféré me concentrer avant tout sur le Milestone 2 et je n’ai pas encore assez de recul pour pouvoir juger du système d’exploitation mobile de Google. Ce qui veut tout simplement dire que vous aurez droit à un bilan complet de l’opération dans quelques semaines.

Ouais, j’sais, c’est du teaser, hein ?