Munich pourrait migrer prochainement vers Windows et Office

Dirigée par une nouvelle équipe, la mairie de la ville de Munich envisage d’abandonner Linux pour se tourner à nouveau vers un environnement logiciel propriétaire. Après neuf ans à évoluer sous LibreOffice et OS LiMux, la municipalité envisage de migrer environ 20.000 postes sous Windows 10 et Office.

L’information vient de TechRepublic. Les pannes répétitives, les logiciels peu à jour ou encore l’environnement Linux peu commun, quand bien même libre et open source, ont conduit les responsables de la commune allemande à étudier d’autres solutions.

Munich Windows

Munich envisagerait de tourner le dos à Linux pour se tourner vers Microsoft et Windows 10.

Après avoir préféré GNU/Linux aux solutions Microsoft, la ville de Munich se prépare à revenir sur sa décision, prise en 2006.

Ce qui a motivé le revirement

Sous l’initiative du nouveau maire de Munich, Dieter Reiter, la perspective fait l’objet d’étude d’un rapport. Le département des Ressources Humaines de la mairie se porte en faveur de cette possibilité. Pour cause, les bugs répétitifs causés par l’ancienneté des logiciels seraient à l’origine d’une baisse manifeste de la productivité.

Par ailleurs, l’hypothèse de l’intérêt politique ne devrait pas être exclue, même s’il pourrait aussi s’agir d’une reconquête par la firme de Redmond. En tout cas, la remarque faite par Free Software Foundation (FSS) n’est peut-être pas dépourvue de sens.

D’après elle, Accenture (qui a livré le rapport à la ville) coopérerait avec Microsoft, et plus précisément avec l’entreprise commune Avanade.

Un projet coûteux

Linux avait permis à la ville d’économiser 11 millions d’euros. Afin de rebasculer vers Windows, cette somme sera réduite de 3,15 millions d’euros pour l’achat du matériel nécessaire. Il ne faut pas également oublier les frais de licence et des infrastructures.

De plus, Ubuntu nécessiterait moins de déploiement de ressources par rapport à la dernière version de Windows. Ces paramètres décourageraient considérablement le dirigeant de la ville qui, selon ses propos, souhaiterait ne pas avoir à prendre cette décision.

Ces faits amènent à se demander si l’institution allemande n’aurait pas commis d’erreurs dans ses plans d’investissements. Serait-ce les impacts d’une désynchronisation dans la continuité du pouvoir ou bien de l’influence de certains rapports de force ?

Quoi qu’il en soit, Microsoft Office a la cote auprès du secteur public en Europe. Le Ministère de la Culture française prévoit en 2017 investir deux millions d’euros.