Neose, l’appareil qui renifle tout

La technologie s’intègre davantage dans la société actuelle et se présente avec des fonctionnalités différentes et variées, ce capteur détecteur d’odeurs en fait partie. Il s’agit d’un prototype qui deviendra peut-être le futur nez des robots. La médecine pourrait également être intéressée par cette technologie.

Pour mettre au point ce nouveau matériel, la start-up Aryballe Technologies de Grenoble s’est alliée au CEA Tech. Les deux ont combiné la biotechnologie, les sciences cognitives, l’optique et l’électronique pour réussir à finaliser leur gadget.

Neose

Ce drôle d’appareil fonctionne comme un nez artificiel.

L’appareil est capable de détecter n’importe quelle odeur et de déterminer leur intensité en seulement quelques secondes.

Capter différentes odeurs

Le capteur d’odeur Neose avait déjà été soumis à plusieurs tests et l’appareil est même déjà utilisé par quelques établissements. Ceux qui l’ont déjà utilisé n’ont pas eu de mal à comprendre son fonctionnement. Tout d’abord, l’appareil commence par renifler l’odeur de chaque élément à partir de la bouche placée sur la partie supérieure.

Les molécules aspirées vont ensuite se fixer sur des capteurs ayant presque toutes les capacités des  récepteurs olfactifs humains. La réaction sera éclairée par des projeteurs LED et elle sera photographiée. L’image représente la signature visuelle, propre à chaque odeur et se présente un peu comme un code-barre.

La signature visuelle, correspondant à une odeur distincte, sera alors photographiée. Elle sera ensuite comparée et intégrée dans une base de données accessible en ligne et maintenue par le fabricant.

Un appareil qui n’est pas donné

Le Neose est déjà utilisé dans de nombreux domaines, notamment dans l’agroalimentaire ou dans le cosmétique. L’appareil pourrait également être utile pour sauver des vies, en détectant par exemple une fuite de gaz bien avant que ça n’explose.

Dans un futur proche, le capteur pourrait tout à fait aider les personnes atteintes par des maladies perturbant le sens de l’odorat, dont la dysosmie.

Pour le moment, ses concepteurs cherchent toujours un moyen de le perfectionner. Le capteur ne détecte que 300 odeurs, alors que la capacité du nez humain arrive jusqu’à en distinguer 10 000.

Avec un prix de 10 000 euros l’unité, il est clair que l’appareil n’est pas encore accessible au grand public. Seules les entreprises pourront s’en servir, mais on espère que le Neose sera mis à la disposition de tous très prochainement.

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