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Neptune : Hubble a identifié un nouveau vortex

Hubble fait beaucoup parler de lui en ce moment et il s’est illustré une nouvelle fois au début de la semaine. Le télescope de la NASA a en effet identifié un nouvel vortex sur la surface de Neptune. Ce n’est pas la première fois qu’un tel phénomène est détecté sur la planète mais ce vortex serait nettement plus impressionnant que les précédents.

Neptune est la huitième planète du système solaire par rapport au Soleil et elle appartient à la catégorie des géantes de glaces.

Vortex Neptune

Des astronomes ont découvert un nouveau vortex à la surface de Neptune.

Son atmosphère est essentiellement constituée d’hydrogène et d’hélium mais elle contient aussi des traces d’hydrocarbures, le tout saupoudré d’eau, d’ammoniac et de méthane.

Neptune n’a pas été découverte par des astronomes mais par des mathématiciens

Contrairement à toutes les autres planètes du système, Neptune n’a pas été découverte par l’observation mais grâce à un simple calcul mathématique. Alexis Bouvard, un astronome français, a en effet remarqué des perturbations sur l’orbite d’Uranus au début du XIXème siècle et il a fini par en déduire qu’elles étaient provoquées par la présence d’une autre planète située plus loin.

John Couch Adams et Urbain le Verrier ont alors effectué des calculs afin de définir la position de cette planète. L’astronome allemand Johann Gottfried Galle a utilisé ces informations pour l’observer et il a du même coup confirmé la théorie de Bouvard.

Le plus surprenant, c’est que les premières traces de Neptune ont été détectées en décembre 1612 par Galilée mais ce dernier pensait à l’époque qu’il s’agissait d’une étoile.

Neptune a donc un statut assez particulier et c’est sans doute pour cette raison que la planète fascine autant les astronomes amateurs. L’année dernière, plusieurs d’entre eux ont d’ailleurs détecté une étrange tâche noire située à la surface de la géante gazeuse.

Un étrange vortex a été détecté à la surface de Neptune

Cette découverte avait fait beaucoup de bruit à l’époque. Face à la situation, la NASA a donc décidé de mener sa propre enquête en s’appuyant cette fois sur Hubble.

Mike Wong, un astrophysicien de Berkeley, a pu déterminer grâce aux images transmise par le télescope qu’il s’agissait d’un gigantesque vortex.

Ces phénomènes sont causés par les hautes pressions. Les gaz passant à travers sont éjectés dans la haute atmosphère et ils finissent par geler, formant ainsi des nuages assez clairs. Les plus importants peuvent être détectés à l’aide d’un simple télescope depuis la Terre, mais ils prennent alors la forme de simples tâches sombres. Il est en effet impossible de visualiser le phénomène dans toute son ampleur sans passer par un appareil plus puissant, un appareil comme Hubble.

Ce n’est évidemment pas la première fois que des astronomes observent un vortex à la surface de la planète.

Le plus important de tous a été observé à la fin des années 80 par Voyager 2 et il faisait la taille de notre propre planète. Il est resté visible pendant plusieurs années avant de disparaître de lui-même en 1994.