Netflix pourrait racheter EuropaCorp, la boîte de prod’ de Luc Besson

L’info nous provient à la fois du journal français Les Echos et du site américain Variety, EuropaCorp, la société de production de Luc Besson, pourrait être rachetée par Netflix. Il se murmure que cette transaction, si elle devait effectivement avoir lieu, se chiffrerait à hauteur de 150 millions d’euros. Une somme conséquente qui permettrait notamment à la société de se sortir d’une situation financière délicate.

Après le succès très (très) mitigé de Valérian, le dernier blockbuster du réalisateur parisien (qui s’était au passage doté du plus gros budget de l’histoire du cinéma français avec pas moins de 225,9 millions d’euros), l’entreprise avait été obligée de supprimer 22 postes en France et de réduire drastiquement sa propre voilure afin de rester à flot…

En difficulté financière après le demi-flop de Valérian, EuropaCorp, la société de production de Luc Besson, pourrait être rachetée par Netflix. Une potentielle opération qui irait chercher dans les 150 millions d’euros.

C’est toutefois au travers d’un rachat que Luc Besson pourrait sortir sa société de la panade financière dans laquelle elle se trouve actuellement. Plusieurs pistes se dessineraient à l’horizon, mais un rachat par Netflix serait visiblement l’une des plus crédibles. De par cette éventuelle acquisition, le célèbre service de VoD américain pourrait obtenir un accès complet au catalogue d’EuropaCorp, ainsi qu’aux prochains films du réalisateur français.

Des négociations porteuses, mais rien ne serait encore joué

« Netflix n’est pas le seul acheteur possible. D’autres acteurs regardent le dossier, dont des studios américains comme Warner et Sony ou Fundamental, son actionnaire chinois » rappelle ainsi une source proche du dossier que Les Echos a eu l’occasion de contacter. Une source qui ajoute par ailleurs que « Toute la difficulté de cette opération est de continuer à intéresser Luc Besson et à lui laisser son talent et sa liberté artistique, tout en se substituant à lui pour la gestion de l’entreprise, actuellement grevée par des coûts de fonctionnement très élevés ».

De son côté EuropaCorp se contente de déclarer pudiquement que des discussions sont en cours avec des « partenaires potentiels financiers et/ou industriels », tout en précisant qu’aucun « partenaire potentiel ne bénéficie à ce stade d’une exclusivité (…) » et qu’en définitive « C’est Luc Besson, qui décidera – et un élément majeur de son choix portera sur les moyens et les garanties donnés par le partenaire pour qu’il puisse continuer à faire des films ».

Affaire à suivre…