Netflix poursuivi par une ex-employée accusant l’entreprise de l’avoir virée car enceinte

L’entreprise américaine Netflix est traduite en justice par une ex-employée affirmant avoir été licenciée après avoir annoncé sa grossesse. Le montant des dommages et intérêts demandés n’a pas été communiqué, mais au vu des dégâts listés,  le chèque, si émis, devrait être précieux.

Tania Zarak, ancienne directrice de division au sein de Netflix, vient de porter plainte contre l’entreprise américaine pour licenciement abusif.

Selon elle, ses employeurs l’auraient licenciée après qu’elle a annoncé être enceinte.

Dans sa plainte déposée à la Cour supérieure de Los Angeles et faisant pas moins de 35 pages (et dont Deadline donne le lien en plus de rapporter l’information), Tania Zarak indique qu’elle avait commencé à travaillé pour Netflix à la mi-2018 en tant que tant que responsable de la division International Originals.

Avant d’être licenciée de Netflix, une responsable enceinte aurait été dénigrée par sa direction

La plainte poursuit que début novembre 2018, soit quelques mois après être entrée chez Netflix, Tania Zarak a été licenciée. Elle avait un peu plus tôt annoncé sa grossesse. Selon elle, avant d’être remerciée, elle avait commencé à être écartée des réunions et son superviseur Francisco Ramos aurait tenu des propos désobligeants sur son apparence.

Ce même Francisco Ramos qui aurait retiré à Tania Zarak une émission sur laquelle elle travaillait avec un célèbre chanteur américano-mexicain.

Dans un premier temps, Tania Zarak s’était rapprochée du département des ressources humaines pour expliquer ce qu’elle subissait, avant d’avoir une réunion avec son superviseur où ce dernier l’a licenciée devant un représentant des ressources humaines.

Affirmant avoir été victime d’un « licenciement abusif », Tania Zarak en aurait été sensiblement impactée. La plainte mentionne ainsi qu’elle « a souffert et continue de souffrir d’humiliation, de détresse émotionnelle, de douleur et d’angoisse mentale et physique ».

Si le montant des dommages et intérêts qu’elle réclame à Netflix n’ont pas été communiqués, l’ex-employée énumère une liste de motifs laissant envisager une somme pour le moins conséquente : « perte de salaire, d’avantages sociaux, de primes et de vacances, frais médicaux, douleur, souffrance et détresse émotionnelle ».

Un porte-parole de Netflix a depuis réagi à ces poursuites : « Nous avions déjà examiné ces allégations et déterminé qu’elles étaient sans fondement. Netflix s’efforce de garantir aux employés ayant une famille ou fondant une famille la flexibilité et le soutien dont ils ont besoin. »

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