La neutralité du net vient de connaître une grande victoire

C’est hier aux États-Unis qu’a eu lieu un vote important organisé par la FCC, l’organisme qui se charge de réguler les communications sur le sol américain. Les dirigeants de la FCC se sont en effet prononcés quant à la neutralité du net et, plus qu’une simple bonne nouvelle, c’est une véritable victoire pour ceux qui croient en un Internet libre et ouvert : via ce vote, la FCC considère désormais qu’Internet est un bien public.

Dit comme ça, ça ne paraît pas franchement génial et pourtant, cela va permettre pas mal de choses. Ou plutôt cela va interdire pas mal de choses, comme l’altération des accès à Internet.

Neutralité du net

Les fournisseurs d’accès à Internet ne pourront en effet plus faire ce qu’ils veulent des accès qu’ils proposent, et il leur est ainsi désormais interdit de bloquer l’accès aux sites qu’ils veulent ou encore de modifier le débit de la connexion selon leur bon vouloir, en faisant passer en priorité certains types de contenus.

Autrement dit, les fournisseurs d’accès devront obligatoirement proposer un service neutre. Aux États-Unis.

Le texte qui force les fournisseurs d’accès (qui, au passage, ne sont pas très contents du résultat du vote) à respecter la neutralité du net a été accepté, et ce n’est pas un hasard : c’est le fruit d’une mobilisation important de plusieurs millions de personnes qui ont réclamé ce vote.

Une mobilisation dont ont fait partie beaucoup de défenseurs de nos libertés sur Internet, comme par exemple Mozilla qui se félicite de cette grande victoire, mais qui met également en garde pour la suite.

Car en effet les fournisseurs d’accès ne comptent pas se laisser faire et ont déjà prévu des recours pour faire abandonner ce texte. La victoire est là, mais elle peut encore partir. Par ailleurs, l’autorité de la FCC s’arrête aux frontières des États-Unis : ailleurs, comme en Europe par exemple, rien ne protège la neutralité du net sur laquelle certains fournisseurs n’hésitent pas à marcher sans se cacher.

Image : Camilo Sanchez

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