NGTS-1b, la planète « impossible » qui ne devrait pas exister

NGTS-1b est une planète un peu particulière. Très massive, elle orbite autour d’une étoile naine peu lumineuse et elle défie ainsi tout ce que nous pensions connaître de l’astronomie. C’est en tout cas ce qu’a indiqué Daniel Bayliss, un chercheur travaillant pour l’université de Warwick.

NGTS-1b et son étoile se trouvent à environ six cents années-lumière de notre propre planète, dans la constellation Colombe.

Espace

Introduite en 1603 par Johann Bayer, elle représente la colombe de l’Arche de Noé et elle se trouve au sud du Grand Chien et du Lièvre.

NGTS-1b, une planète « impossible » et « inédite »

En règle générale, les planètes se forment en même temps que leur étoile. Elles naissent en effet des gaz et des poussières présents dans le disque entourant les astres. Le processus est extrêmement long bien entendu et les cœurs planétaires mettent ainsi environ cent mille ans à se former.

Quant à la planète entière, il faut généralement attendre entre dix et cent millions d’années pour la voir émerger.

Selon les principes communément admis par les astronomes, la taille d’une planète varie en fonction de l’étoile autour de laquelle elle orbite. D’après la théorie, les petites étoiles peuvent ainsi parfaitement former des planètes rocheuses de taille mesurée, mais elles n’ont pas suffisamment de matière pour former des géantes gazeuses de la taille de Jupiter.

NGTS-1b va à l’encontre de cette théorie pour sa part. Immense, elle vient en effet se ranger dans la catégorie des géantes gazeuses, mais elle orbite autour d’une étoile de petite taille.

Une question de taille

Daniel Bayliss et son équipe ont mené plusieurs observations en s’appuyant sur le Next-Generation Transit Survey (NGTS) et donc sur le réseau de télescopes installé dans le désert d’Atacama au Chili.

La tâche n’a pas été aisée cependant, car NGST-1b se trouve très proche de son étoile (environ 3% de la distance séparant la Terre du Soleil), une étoile petite et dotée d’une luminosité assez faible.

En observant le système de la planète, ils ont alors réalisé que son rayon était équivalent à environ 25 % celui de son étoile ! Histoire de mettre ce chiffre en perspective, il faut rappeler que le rayon de Jupiter représente pour sa part environ 10 % du rayon de notre propre étoile.

Cette découverte est extrêmement importante, bien sûr, et elle devrait ainsi pousser les astronomes à revoir leurs modèles.