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Nicaragua : des archéologues découvrent une sépulture vieille de 5 900 ans

Au Nicaragua, des chercheurs de l’université de Winnipeg du Canada ont fait une découverte passionnante. Il s’agit de la plus ancienne sépulture découverte en Amérique Centrale. La « tombe » a été découverte sur un site baptisé « Angi, » déjà mis au jour dans les années 1970.

Vieille de près de 5 900 ans, la sépulture contient les restes squelettiques d’une femme qui a été enterrée à seulement 2,3 mètres sous la surface du sol. Le sépulcre se présentait ainsi sous la forme d’une fosse ovale peu profonde. La dépouille était étendue sur le dos tandis que ses jambes étaient fléchies vers le ventre et ses bras tendus le long de son corps.

Crédits Pixabay

Les détails de l’étude menée par le professeur Mirjana Roksandic, professeure d’anthropologie à l’université de Winnipeg, ont été publiés dans l’édition décembre de la revue Antiquity.

Une femme mystérieuse

Selon les analyses effectuées par les chercheurs, les restes humains découverts appartenaient à une femme adulte dont l’âge se situerait entre 25 à 40 ans. Une étude poussée des ossements dévoile que la défunte mesurait dans les 1,50 mètre. Les recherches continuent pour essayer d’en savoir plus sur cette « mystérieuse » femme.

En attendant, les précieux ossements sont soigneusement conservés dans le musée culturel historique CIDCA de la côte caraïbe. Les scientifiques sont actuellement en négociation avec les communautés locales en ce qui concerne la sépulture et son contenu, car il s’agit d’un patrimoine culturel inestimable. Une entente entre les deux parties permettra d’avancer dans les recherches.

Une sépulture parfaitement conservée !

Cette découverte archéologique est vraiment exceptionnelle du fait que les restes de la femme se trouvent être parfaitement conservés. Il faut préciser que dans les régions tropicales, les dépouilles humaines se dégradent très rapidement. Au Nicaragua, il est même rare, voire impossible, de découvrir d’anciens restes humains encore en parfait état de conservation.

D’après les explications données par le professeur Roksandic lors d’un entretien avec le site Live Science, c’est parce que la femme « a été enterrée dans un monticule de coquillages, ce qui a réduit l’acidité du sol et aidé à préserver les restes. »

Cette découverte et les résultats que les archéologues en tireront représentent une avancée scientifique pour mieux connaitre l’homme et son histoire.

Mots-clés archéologie