Nikon DF : les spécifications officielles

Il est là, et bien là. Le Nikon DF vient d’être officiellement introduit par son constructeur, après une longue campagne de communication et quelques fuites bien senties. Au programme, un boitier résolument rétro qui n’est pas sans rappeler, par certains côtés, les OM-D, un capteur plein format hérité des réflex professionnels de la marque et une autonomie destinée aux experts ou aux professionnels nostalgiques de l’époque de l’argentique. Et même si le DF n’est pas parfait, il montre tout le savoir-faire de Nikon et il a en plus le mérite de sortir de l’ordinaire.

Il faut avouer que Canon et Nikon n’ont pas vraiment bousculé leurs habitudes ces dernières années. Certes, ils ont alimenté le marché avec de nouveaux boitiers et ils ont même lancé quelques hybrides histoire d’offrir une alternative à ce que proposent Sony, Fujifilm, Olympus ou même Panasonic, mais ils n’ont pas vraiment cherché à révolutionner le genre.

Nikon DF officiel

Le Nikon DF est officiel !

Nikon a donc choisi de lancer un boitier d’un nouveau type. Un capteur plein format, la base électronique d’un D4, les lignes d’un FM2 ou d’un FA et le tour est joué. En mélangeant ces ingrédients et en secouant le tout, on obtient le Nikon DF, soit un boitier conçu pour les photographes les plus exigeants, un boitier qui profite en plus d’une ergonomie particulièrement travaillée. Rien que sur la tranche supérieure nous aurons droit à une molette PSAM, à une bague de correction de l’exposition surmontant une autre bague dédiée à la sensibilité, à un barillet pour les vitessesà un déclencheur, à un bouton et même à un petit écran de contrôle. On appréciera également la présence d’une griffe porte-accessoire, mais on déplorera l’absence d’un flash intégré.

Pas mal de choses derrière aussi à commencer par une nouvelle molette et par une dizaine de boutons permettant d’accéder à certains réglages. Le tout accompagné d’un écran et d’un viseur optique particulièrement imposant, un viseur qui rappelle les réflex de la marque. Certains apprécieront également la connexion USB et la sortie HDMI intégrées à la tranche de l’appareil.

La fiche technique de l’appareil n’est pas en reste avec un capteur CMOS 24x36mm de 16 millions de pixels, une sensibilité comprise entre 100 et 12800 ISO (extensible entre 50 et 204800 ISO), un autofocus à 39 collimateurs, une vitesse comprise entre 1/4000s et 4s, un mode rafale à 5.5 images par seconde, une visée pentaprisme offrant une couverture de 100%, un écran TFT de 3.2 pouces offrant une définition de 921k points, un lecteur de cartes SD/SDXC/SDHC et une alimentation de type EN-EL14. Le tout dans un boitier pas si compact (143.5 x 110 x 66.5 mm), pour un poids pas forcément des plus légers (710 grammes sans la batterie ni la carte mémoire).

Dernier détail et pas des moindres, le Nikon DF ne pourra pas enregistrer de vidéos. Il se concentre exclusivement sur la photo.

Nikon DF : image 2

Le Nikon DF vu de face.

Sur le papier, nous avons un boitier très prometteur, qui acceptera une large gamme d’objectifs (Nikon F), mais qui présente, de mon point de vue, quelques défauts notables à commencer par l’absence de tropicalisation. Je pensais, à la base, que le boitier viserait les baroudeurs mais il semblerait que cela ne soit pas complètement le cas. Le poids est également un critère à prendre en compte.

Et puis, il y a le prix. Le Nikon DF sera proposé, en kit avec un Nikkor 50mm f/1.8, à 3000€ ou, nu, à 2600€. Soit moins cher qu’un D800 qui, lui, peut enregistrer de la vidéo. Alors c’est vrai, ces deux produits visent un segment différent, mais il n’empêche que le prix du DF pique quand même un peu.

MAJ : Je rajoute une vidéo de la bête, tournée par Digital Camera World.

Nikon DF : image 5

L’arrière du Nikon DF.

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