Non, Facebook ne supprimera pas les vidéos deepfake de Mark Zuckerberg sur Instagram

Il y a une semaine, Mark Zuckerberg a fait l’objet d’une vidéo deepfake sur Instagram. Dans le faux clip qui a été monté de toutes pièces par Bill Porter, artiste et « hacktiviste » britannique, Zuckerberg affirme détenir des « milliards de données volées aux citoyens » et qu’il compte s’en servir pour « contrôler leur futur ».

Il faut savoir que le CEO de Facebook n’est pas le premier à être victime du deepfake, une nouvelle tendance qui consiste à monter, retoucher ou manipuler des images et vidéos, de manière à monter de fausses vidéos sur des personnalités connues comme Zuckerberg, mais aussi le président américain Donald Trump ou encore la jet-setteuse Kim Kardashian.

facebook-wifi

Crédits Pixabay

Contre toute attente, Facebook a annoncé dans un communiqué que les images et vidéos en question ne seront pas retirées d’Instagram.

Aucune exception, même pour le CEO de Facebook

En tant que patron de Facebook (et d’Instagram), la logique voudrait que Mark Zuckerberg soit en droit d’exiger que cette vidéo deepfake de lui (qui est déjà vu plus de 20 000 fois) soit immédiatement retirée du réseau social. Mais voilà, il se trouve que ce type de contenu est considéré comme « inoffensif » par la politique de la plateforme.

La preuve avec le cas de Nancy Pelosi, la présidente de la chambre des représentants américaine, qui a été victime d’une fausse vidéo extrêmement humiliante où elle prononce un discours en bafouillant comme une ivrogne. Le faux clip avait été largement partagé sur FB et le réseau social ne l’avait pas supprimée.

Aujourd’hui, Facebook et son CEO sont coincés et ne peuvent retirer la fameuse vidéo de Mark Zuckerberg. La séquence ne sera donc pas supprimée d’Instagram, mais les internautes sont quand même prévenus qu’il s’agit d’une vidéo fake, donc à ne pas prendre au sérieux.

Les mesures prises par Facebook et Instagram

« Nous traiterons ce contenu de la même manière que nous traitons toutes les informations erronées sur Instagram. Si des fact-checkers tiers la signalent comme étant fausse, nous la filtrerons dans les recommandations d’Instagram, comme du module Explore et des pages de hashtag », a déclaré un porte-parole d’Instagram via courrier électronique au site TechCrunch.

À noter que Facebook utilise déjà la technologie de détection d’images pour repérer les contenus malveillants sur Instagram. C’est ainsi que les vidéos « louches » n’apparaissent pas dans la fonction Explorer et les hashtags ne fonctionneront pas avec ce type de contenu. Reste à savoir si ce sera suffisant pour contrôler ce nouveau fléau.

Mots-clés facebookinstagram