Oakland est la troisième ville des Etats-Unis à interdire l’utilisation de la technologie de reconnaissance faciale

Après San Francisco et Somerville dans le Massachusetts, Oakland est maintenant la troisième ville américaine à interdire l’utilisation du logiciel de reconnaissance faciale. La ville a adopté une ordonnance relative à cette décision le 16 juillet dernier.

D’après la déclaration de la présidente du Conseil, Rebecca Kaplan, la reconnaissance faciale risque de mettre les habitants d’Oakland mal à l’aise. Selon ses dires, cette technologie pourrait engendrer « un usage non justifié de la force, des incarcérations non fondées et une persécution des minorités » si l’identification s’avérait erronée.

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Par ailleurs, on peut remarquer que la confiance des citoyens envers la technologie de reconnaissance faciale est actuellement en baisse, probablement suite aux précédents cas d’erreur d’identification.

D’autres villes ont précédé Oakland dans cette initiative

Ce n’est pas la première fois qu’une ville américaine s’oppose à l’utilisation de la reconnaissance faciale dans les systèmes de sécurité. Au début du printemps dernier, San Francisco a adopté un texte qui interdit à la municipalité et au service de  police local d’avoir recours à cette technologie. Puis, en juin, Somerville dans le Massachusetts a aussi suivi.

Actuellement, l’État de la Californie projette de suivre les traces de ces trois villes avec la mise en place d’un projet de loi qui interdit l’emploi des logiciels de reconnaissance faciale dans les caméras corporelles qu’utilise la police.

Le service de police d’Oakland, pour ou contre ?

Avec l’adoption de la nouvelle loi, la reconnaissance faciale est désormais interdite d’utilisation même au niveau de la police. Anne Kirkpatrick, chef de la police d’Oakland, s’est exprimée sur le sujet. Selon elle, une interdiction totale de l’utilisation de cette technologie n’est pas conseillée. Ceci montre d’une certaine manière que la police n’est pas totalement d’accord avec la nouvelle loi.

Dans sa déclaration, Kaplan a cependant mentionné le taux d’erreur particulièrement élevé lors de l’identification des femmes ainsi que des minorités. Ce sont les recherches effectuées par le MIT ou Massachusetts Institute of Technology qui ont permis de tirer ces conclusions. D’autre part, les plaintes contre de fausses identifications se font de plus en plus fréquentes, pour ne citer que le cas du jeune homme de 18 ans qui poursuit Apple en justice à cause de son arrestation injustifiée.

Quoi qu’il en soit, les entreprises œuvrant dans la technologie de reconnaissance faciale devront trouver le moyen de réduire les erreurs au maximum pour que les résultats soient plus fiables aux yeux des citoyens.