Oh pinaize… Un an déjà !

Et voilà, tôt ou tard, cela devait arriver… Un an déjà, un an que la Fredzone existe, un an que je publie quotidiennement des billets sur tous les sujets qui me passent par la tête. Alors forcément, comme tout blogueur qui se respecte, il convient de faire un petit bilan des derniers mois passés. Bah oui, ce ne serait pas drôle sinon…

Avant d’être des blogueurs, nous sommes des lecteurs. En tout cas, c’est comme ça que je suis tombé dedans, moi. C’est en suivant plusieurs blogs que j’ai eu envie d’ouvrir le mien. Bah oui, j’avais plein d’idées en tête, plein de choses à dire et il fallait bien que cela sorte. Pour commencer, il a donc fallu trouver un nom, ce qui n’a pas été l’étape la plus difficile puisque la Fredzone datait déjà de mes années au C.E.S.I de Mont Saint Aignan (soit début des années 2000). Après, il ne restait plus qu’à trouver un bon hébergeur et l’aventure débutait enfin…

Alors l’un des meilleurs souvenirs que je garde de mes débuts, c’est lorsque j’ai dépassé le seuil fatidique des 100 visiteurs uniques par jour. Non, sans rire, j’en étais tellement fier que j’en ai parlé absolument à tout le monde : la famille, les amis, les collègues, les amis des collègues, les gens dans la rue, les flics qui pensaient que je parlais aux gens dans la rue parce que j’avais abusé de stupéfiants, et même le chien de la voisine. C’est bien simple, tout le monde savait que la Fredzone existait, même si la plupart des gens s’en foutaient royalement.

Mon premier commentaire a aussi été un moment fort. Faut dire aussi que je pensais que mes billets n’intéressaient personne et que j’étais le seul à trouver un intérêt à mon travail d’écriture. Pensez donc, des blogs dédiés aux nouvelles technologies, au web, il y en a un sacré paquet et, en toute objectivité, je ne pensais pas faire la différence. Noyé dans la masse, c’est un peu comme ça que je voyais mon avenir « blogosphérique ».

Après avoir accumulé quelques articles, j’ai ensuite entamé l’étape la plus importante et la plus fastidieuse lorsqu’on fait du web : le référencement. J’ai ainsi soigné avec une attention toute particulière mes balises META, mes titres, mes accroches, j’ai inscrit mon blog sur la plupart des annuaires francophone et j’ai commencé à investir les digg-like, que je connaissais plutôt mal à l’époque. Quelques jours plus tard, je franchissais un nouveau seuil, celui des 1000 visiteurs uniques par jour.

Le plus amusant, c’est que mon taux de fréquentation franchissait un nouveau palier tous les lundi. C’est encore à ce jour un phénomène que je ne m’explique pas mais ce qui est certain c’est que nous avons tous des difficultés à appréhender nos débuts de semaine. Pour une fois, donc, j’aimais le lundi et il faut bien reconnaître qu’il me l’a bien rendu puisque tous les paliers franchis l’ont été ce jour-là.

Etrangement, cette nouvelle victoire m’a amené à tout remettre en cause. Ce que je fais par ailleurs dans tout ce que j’entreprends, au grand désespoir de mes proches. Je pense que c’est à cet instant que j’ai compris ma plus grosse erreur : tout en écrivant pour moi, j’écrivais aussi pour plaire. J’avais soif de reconnaissance, je souhaitais pouvoir plaire à tout le monde. Bon, ce vilain défaut m’accompagne depuis plusieurs années déjà, j’en connais parfaitement l’origine et je n’ai donc pas été surpris de constater qu’il avait également un impact sur mon blog, mais j’ai décidé de corriger le tir.

Le ton de mes billets a alors changé. Je glorifiais toujours les services ou les produits qui me séduisaient, mais je n’hésitais désormais plus à critiquer vivement ce qui n’était pas à la hauteur de mes attentes. J’ai accepté ma subjectivité et j’en ai fait une dynamique qui ne m’a pas quitté jusqu’à aujourd’hui et qui n’est sans doute pas prête de disparaître. Après tout, les blogueurs ne sont pas des journalistes, ils sont parfaitement libres de cracher dans la soupe s’ils en ressentent le besoin, non ?

Coïncidence ou pas, c’est à cette période que j’ai dépassé les 2000 visiteurs uniques par jour. Inutile de vous dire que j’en ai été très surpris, là encore je ne pensais pas pouvoir être plus lu que je ne l’étais déjà. En parallèle, le nombre de commentaires s’est également envolé, les gens passaient sur mon blog mais ils restaient et me suivaient régulièrement. Un énorme choc, amplifié par le fait que ces lecteurs possédaient eux-mêmes des blogs que j’admirais énormément.

Le plus drôle, c’est que c’est aussi à ce moment que j’ai reçu un mail de mon hébergeur, m’indiquant que je dépassais les quotas autorisés et qu’il fallait soit que je change de formule, soit que je crève dans d’horribles souffrances. Inutile de vous dire que j’ai opté pour la première proposition, que je me suis empressé de sauvegarder ma base de données et de migrer vers une offre plus adaptée…

Pour que je me rende compte que ma sauvegarde était corrompue et par conséquent inutilisable. Bref instant de panique, on ne rédige pas 200 billets pour les voir disparaître. Heureusement pour moi, mon ancien compte FTP était toujours disponible et j’ai eu la possibilité de récupérer un dump qui m’a évité bien des soucis. D’ailleurs, depuis ce jour, j’ai tendance à accumuler les sauvegardes.

En revanche, c’est aussi à ce moment-là que la facture a commencé à gonfler. Ce qui s’est avéré plutôt problématique dans la mesure où mon salaire est celui d’un fonctionnaire et que mes ressources sont par conséquent assez limitées. Il m’a été très difficile de prendre cette décision mais la monétisation de mon blog s’est avérée incontournable. Comme beaucoup d’autres blogueurs, j’ai donc opté pour une solution adSense accompagnée de quelques billets sponsorisés. Ce qui m’a rassuré, c’est que vous ne m’en avez pas tenu rigueur et, pour cela aussi, je tiens à vous remercier.

Ensuite, c’est en dépassant les 350 billets et les 3000 visiteurs uniques par jour que je me suis rendu compte que la structure de mon site n’était pas idéale et qu’il manquait certaines informations au sein même de mes articles. Cette période n’a pas été facile puisque j’ai du tous les reprendre un par un pour corriger le tir. En parallèle, j’ai aussi décidé d’augmenter ma fréquence de publication, ce qui m’a valu quelques heures de sommeil en moins et pas mal de boulot en plus.

Mais le résultat en valait largement la peine. Le taux de fréquentation de la Fredzone devenait constant et, parfois, quelques pics de trafic m’emmenaient au delà du seuil fatidique des 4500 visiteurs uniques par jour. Des statistiques qui n’ont certainement rien à envier aux ténors du genre mais qui me motivent pour continuer, chaque jour, à trouver des sujets susceptibles de vous plaire. A noter aussi que mon compteur Feedburner n’a pas été en reste puisque si ce dernier a plafonné pendant de longs mois à 100 abonnés, il a très vite doublé.

Alors tout ça, c’est très bien, mais aujourd’hui, qu’est ce qui se passe ?

Et bien je compte continuer sur cette voie. Je prépare actuellement un nouveau thème qui sera sans doute plus en adéquation avec la manière dont je me représente la Fredzone. Certaines fonctions feront leur apparition, d’autres disparaîtront sans doute mais ce qui est certain, c’est que je ne suis pas prêt de le finir. En effet, parmi mes nombreux défauts, j’ai la chance de compter le perfectionnisme. Pour beaucoup, il s’agit d’une qualité mais je peux vous assurer que lorsque vous le vivez tous les jours, ce n’est pas la même chose.

Enfin, toujours est-il que ce très long billet n’a en réalité qu’un seul objectif, celui de vous remercier. Cette réussite, toute humble qu’elle soit, je ne la dois qu’à vous, oui vous, que vous soyez simplement de passage ou bien que vous veniez me voir chaque jour. Alors les gens qui me connaissent le savent bien, je ne suis pas doué pour exprimer ce que je ressens, mais je voulais simplement vous dire que ce blog, vos commentaires, nos échanges, me rendent vraiment heureux.

Bref, vous avez compris l’idée et… et voilà :)