On sait enfin comment font les vers pour se régénérer

Certains animaux sont connus pour leur capacité à régénérer des parties de leur corps. Cela peut-être une queue, une patte ou même des morceaux entiers de leur organisme. Cette aptitude est très enviable pour les êtres humains, mais malgré toute la technologie mise à notre disposition, personne n’est encore arrivé à reproduire un tel exploit.

Toutefois, cela pourrait bien être amené à changer suite à de récentes recherches menées par les scientifiques de l’Université d’Harvard.

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Crédits Pixabay

Une équipe dirigée par le Dr Mansi Srivastava, professeur adjoint de biologie organique et évolutionnaire à l’Université d’Harvard, a découvert une partie de l’ADN non codant qui contrôle les gènes de la régénération du corps.

Cela pourrait signifier qu’un jour, les humains seront capables de régénérer un des membres qu’ils ont perdu.

Une découverte réalisée grâce aux vers

Certains animaux, comme les salamandres peuvent régénérer leurs pattes arrière. D’autres comme les geckos sont capables de reconstituer leur queue au bout de seulement deux mois. Du côté des vers planaires, des méduses et des anémones, la régénération atteint un tout autre niveau, car ces espèces sont capables de régénérer leur corps entier après avoir été coupés en deux.

Sous la direction du Dr Mansi Srivastava, une équipe de chercheurs à apporter des réponses sur la manière dont ces animaux réussissent un tel exploit. Ces scientifiques ont découvert qu’une partie de l’ADN non codant ou « ADN poubelle » contrôle l’activation d’un gène particulier, surnommé le « gène maître » qui gère la croissance et possède la capacité d’activer ou de désactiver la régénération.

Un génome très dynamique

« Ce que nous avons découvert, c’est que ce gène maître déclenche les gènes qui s’activent pendant la régénération. En gros, ce qui se passe, ce sont les régions non codantes qui demandent aux régions codantes de s’allumer ou de se désactiver – elles agissent comme des commutateurs. » explique Andrew Gehrke, stagiaire postdoctoral travaillant dans le laboratoire du Dr Mansi Srivastava.

D’après le scientifique, pour que ce processus fonctionne, il faut que l’ADN des cellules du vers, qui est normalement plié et compacté, soit modifié afin de permettre de nouvelles activations. « Une grande partie de ces zones très serrées du génome devient physiquement plus ouverte, car il existe des commutateurs réglementaires qui doivent activer ou désactiver les gènes. »

Andrew Gehrke a indiqué que « L’un des principaux résultats de cette étude est que le génome est très dynamique et qu’il change réellement pendant la régénération à mesure que différentes parties s’ouvrent et se ferment. »

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