Onavo, le VPN de Facebook, retiré de l’App Store sur demande expresse d’Apple

Quand Apple passe, les applications trop curieuses trépassent. Peu après la mise à jour des conditions générales d’utilisation de son App Store, le géant de Cupertino sévit contre Onavo, le VPN de Facebook. Proposé tant sur le Store d’Apple que sur celui de Google, cet outil gratuit (créé par la société israélienne du même nom, rachetée par Facebook en 2013), est souvent critiqué pour l’utilisation qu’il fait des données de ses utilisateurs et pour le suivi de leurs habitudes de navigation. Un comble pour un VPN, normalement censé favoriser une navigation discrète et sécurisée sur la toile.

Dans sa volonté de purger l’App Store d’un maximum d’applications indésirables ou trop indiscrètes, Apple a donc contraint Facebook de supprimer Onavo pour infraction à la politique de confidentialité de la plateforme. En cas refus, Apple s’en serait lui-même chargé lui-même.

Jugé trop curieux sur les habitudes de navigation de ses utilisateurs, Onavo, le VPN de Facebook, a été supprimé de l’App Store à la demande d’un Apple remonté à bloc.

La firme de Mark Zuckerberg n’a pas tenu à s’opposer à la pomme sur ce dossier, l’application sera donc retirée de l’App Store dans les plus brefs délais, note Mashable US, qui évoque une suppression programmée à mercredi prochain. Apple, de son côté, se retranche derrière sa CGU. On y lit notamment que toute application « qui collecte des informations concernant ce que l’utilisateur installe sur son terminal, à des fins d’analyse ou de marketing » pourra être supprimée du service.

Onavo : une application déjà pointée du doigt par le Congrès américain en juin dernier

Dans le tumulte ayant suivi l’affaire Cambridge Analytica, Facebook et son patron avaient été amenés à s’expliquer devant le Congrès américain pour certaines pratiques occultes en termes d’utilisation des données des utilisateurs. Parmi les sujets abordés en juin par Facebook, après l’intervention personnelle de Mark Zuckerberg devant les sénateurs en avril, la question d’Onavo avait déjà été abordée, rappelle le Wall Street Journal.

La firme expliquait alors avoir « toujours été claire, lors du téléchargement d’Onavo, sur les informations collectées et sur comment elles sont utilisées ». Pour se couvrir, Facebook rétorquait d’ailleurs que pour pouvoir lancer l’application une première fois « les gens doivent cliquer sur le bouton ‘accepter et continuer’ après avoir lu ces conditions sur une fenêtre affichée en plein écran« . Une mesure qui n’aura pas suffi à convaincre Apple.

Rappelons que Onavo restera accessible aux utilisateurs d’iPhone et d’iPad l’ayant déjà installé sur leur appareil, et que l’application est toujours disponible sur le Google Play Store. Son installation n’est pas conseillée.