OnePlus et Meizu, accusés de tricherie sur les benchmarks

OnePlus et Meizu n’ont pas grand-chose en commun, mais ils se retrouvent tous les deux dans une position peu enviable. Le très sérieux XDA Developers les accuse en effet d’avoir triché sur les tests de benchmarking, pour booster artificiellement les performances de certains de leurs terminaux. Et ce en vue d’améliorer leurs scores. Ambiance.

Pour le moment, seulement deux appareils sont impliqués : le OnePlus 3T et le Meizu Pro 6. Soit les derniers flagships de ces marques.

Tricherie OnePlus

OnePlus et Meizu auraient-ils triché pour obtenir de meilleurs résultats sur AnTuTu et Geekbench ?

D’après nos confrères, ces deux téléphones auraient été spécialement optimisés pour pouvoir obtenir de meilleurs scores sur AnTuTu ou même sur Geekbench.

Le OnePlus 3T et le Meizu Pro 6 seraient spécialement optimisés pour les solutions de benchmarking

Comment ? En réalité, c’est assez simple. Leur mode opératoire serait identique en tout point. Grâce à l’intervention de leur constructeur, ces deux appareils seraient capables de détecter lorsqu’ils sont soumis à un test orchestré par une de ces solutions.

Ils seraient ensuite programmés pour augmenter temporairement la fréquence de leur processeur afin d’obtenir de meilleurs résultats.

Tout a commencé lorsque XDA Developers a entrepris de tester le Snapdragon 821 de Qualcomm. Pour mener à bien leurs essais, nos confrères ont voulu s’appuyer sur trois appareils différents : un OnePlus 3T, un Xiaomi Mi 2 et un Google Pixel XL.

En utilisant les outils fournis par Qualcomm, Mario Serrafero, le rédacteur en chef de XDA, s’est rendu compte que le OnePlus 3T se comportait différemment de ses confrères.

Le Snapdragon 821 a en effet été configuré pour booster la vitesse d’horloge du processeur lors de l’ouverture des applications. Il s’agit d’une fonction développée par Qualcomm dans l’optique de rendre nos terminaux plus réactifs et plus fluides. Bien sûr, ce gain de puissance est temporaire et la vitesse d’horloge de ces puces revient à la normale une fois l’outil ouvert.

OnePlus dément avoir triché

C’est en tout cas ce qui est censé se produire. Dans le cas du OnePlus 3T, la fréquence d’horloge du processeur ne redescend en effet pas toujours et le rédacteur en chef de XDA a donc mené des tests plus poussés afin d’identifier la cause du problème. Il a alors réalisé que seules certaines applications étaient concernées, des applications dédiées au benchmarking.

En testant d’autres téléphones animés par la même puce, il s’est rendu compte qu’un autre smartphone présentait exactement les mêmes caractéristiques : le Meizu Pro 6.

Il a bien évidemment contacté les deux constructeurs pour avoir leur point de vue sur la question. OnePlus a répondu que ce changement de comportement n’était pas une tricherie, mais une fonction visant à rendre OxygenOS plus réactif, notamment sur des applications très gourmandes. Il a ensuite déclaré par la voix de son porte-parole que la fonction allait être très prochainement désactivée sur les benchmarks.

Il faut tout de même rappeler que ce n’est pas la première fois que des constructeurs optimisent leurs terminaux pour ces solutions. Samsung et HTC avaient aussi été pris la main dans le sac en 2013.