Orange contraint de reverser 64.250 euros à un abonné

Pas de doute, c’est le genre d’affaire qui risque de devenir un cas de jurisprudence et d’agacer tout particulièrement nos amis les opérateurs. En effet, d’après ZDnet, Orange a été contraint de reverser 64.250 à l’un de ses abonnés. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il lui a refusé une option avantageuse à laquelle il avait pourtant parfaitement droit. Autant dire que cette étonnante histoire s’impose comme un véritable tremblement de terre dans le petit monde des opérateurs téléphoniques.

Forcément, l’affaire vaut bien un petit récapitulatif de derrière les fagots. Tout commence en 2003 lorsqu’un abonné profitant de l’option Orange Sans Limite (OSL) décide de changer de mobile. L’opérateur l’informe alors que cette fameuse option n’est valable que sur un mobile de l’ancienne génération et il lui propose ainsi une nouvelle option, nettement moins avantageuse. L’abonné décide donc de relire attentivement son contrat, y compris les toutes petites lignes, et il refuse alors la proposition de l’opérateur historique. Forcément, ce dernier ne change pas son fusil d’épaule pour autant et notre courageux client décide alors de saisir le tribunal d’instance de Rennes.

Tribunal qui donne raison au client lésé. Pourtant, malgré cette décision de justice, Orange continue de camper sur ses positions et l’affaire se retrouve alors en appel. C’est finalement là que tout bascule puisqu’un expert est nommé pour analyser la situation. Et là, c’est le drame, ce dernier confirme en effet que l’option OSL est parfaitement compatible avec le nouveau mobile du client. Et comme cette option est en plus illimitée dans le temps, les juges condamnent donc l’opérateur à remplir ses obligations. Quelques calculs plus loin, ce sont donc 64.250 euros qu’il devra verser à l’abonné ainsi lésé.

Comme dirait l’autre, ça fait cher l’option, hein. Ce qui est sûr, en tout cas, c’est qu’avec une telle histoire, les opérateurs vont désormais devoir faire très attention à la manière dont ils vendent leurs offres et leurs options parce que les abonnés risquent d’être beaucoup plus vigilants. C’est une bonne chose, évidemment, puisquecette affaire prouve que David peut parfois espérer l’emporter sur ce bon vieux Goliath.