Oups, Facebook Watch Party est aussi utilisé pour diffuser des films piratés

Alors que Mark Zuckerberg appelle à une régulation plus stricte des contenus partagés sur Facebook, le réseau social fait face à des problèmes de droit d’auteur.

Le site Business Insider a découvert que des vidéos piratées sont partagées sur Watch Party, le nouveau service streaming de la plateforme.

Lancé en novembre 2018 pour tous, Facebook Watch Party permet de partager et visionner des vidéos collectivement avec d’autres utilisateurs. Ce n’est pas tout, en plus de permettre le visionnage en simultanée de la vidéo, la fonctionnalité permet aussi de la commenter en temps réel.

En proposant cette fonctionnalité, Facebook souhaite « donner aux gens le pouvoir de créer une communauté et de rapprocher le monde. ». Oui mais voilà, il se trouve que le service est surtout utilisé pour diffuser des films et des émissions TV qui sont protégés par des droits d’auteur.

Des marathons de films illicites

Business Insider rapporte que Facebook Watch Party abrite de nombreux groupes de visionnage collectif de films et émissions piratés. Des milliers d’internautes à travers le monde s’y donnent rendez-vous à une heure précise, le soir, pour regarder un classique ou un nouveau film ensemble.

Si la plupart de ces groupes restent vagues sur leurs activités, d’autres ne se cachent pas du tout. C’est le cas du groupe « Watch Party Central Movie Lovers Unite » qui se présente ouvertement comme « un lieu où les cinéphiles peuvent regarder des films ensemble gratuitement et en discuter. »

En violation des droits d’auteur

Bien évidemment, la majorité des films et des émissions qui sont partagés sur Facebook Watch Party sont protégés par des droits d’auteur. Ce n’est qu’après avoir été alerté par Business Insider que Facebook a pris des mesures et supprimé les fameux groupes de visionnage.

« Nous prenons des mesures rapides contre la violation de la propriété intellectuelle lorsque nous en prenons connaissance et désactivons, le cas échéant, les comptes des contrefacteurs. » a affirmé Carolyn Thomas, porte-parole de la société. « Dans ce cas, les groupes ont violé nos normes communautaires en matière de propriété intellectuelle et ont été supprimés. »