Oups, on a perdu la première oeuvre d’art spatiale

Le Nevada Museum of Art et l’artiste américain Trevor Paglen ont travaillé de concert ces dernières années afin d’élaborer ce qui était censé être la toute première oeuvre spatiale de l’humanité.

Le réflecteur orbital, c’est son nom, devait se présenter sous la forme d’une structure tubulaire de trente mètres de long recouverte de feuilles de plastique traitées au dioxyde de titane. L’oeuvre était censée réfléchir les rayons solaires et être ainsi visible depuis la terre ferme.

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Une manière comme une autre de pousser les habitants de notre belle planète à s’intéresser à ce qui se passe au-dessus de leur tête.

Le  Nevada Museum of Art a perdu le contact avec son oeuvre d’art spatiale

Le lancement était planifié pour le 3 décembre dernier et il s’est déroulé sans encombre. La Falcon 9 de SpaceX a mené à bien sa mission et le boîtier renfermant l’oeuvre a ainsi été placé dans l’orbite de notre planète, à environ 560 kilomètres au-dessus de nous.

Mais voilà, le réflecteur orbital n’était pas seul à bord de la Falcon 9 et cette dernière avait également pour mission de placer dans l’orbite terrestre plusieurs satellites appartenant à l’US Air Force.

Or justement, l’armée était prioritaire sur le déploiement de ses satellites et le Nevada Museum of Art a ainsi dû attendre qu’elle identifie tous ses satellites avant de pouvoir déployer son oeuvre d’art.

Un échec provoqué par le shutdown

Et c’est là que l’histoire prend une tournure inattendue. Le 22 décembre, la plupart des agences composant l’administration américaine ont fermé leurs portes et le shutdown a duré plusieurs mois. Donald Trump, l’actuel président américain, a en effet refusé de valider le budget en raison de désaccords portant sur le mur mexicain.

Du coup, et bien l’armée américaine a tardé à identifier ses satellites… et le Nevada Museum of Art n’a pas pu procédé au déploiement de son réflecteur dans les délais prévus. La structure n’était pas construite pour durer et ses circuits ont fini par s’abîmer. La communication a donc été rompue et on ignore de ce fait exactement où se trouve l’oeuvre.

Si l’anecdote peut prêter à sourire, il faut tout de même rappeler que ce réflecteur est l’aboutissement de dix ans de travail… et qu’il a coûté la modique somme de 1,3 million de dollars. Là, tout de suite, c’est beaucoup moins drôle n’est-ce pas ?

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