Panasonic annule la Jungle

Lorsque Panasonic a dévoilé l’année dernière sa Jungle, un console portable visant le marché du jeu multijoueur, tout le monde avait applaudit l’idée. Surtout que cette dernière était censée pouvoir faire tourner des MMO comme Battlestar Galactica Online. Malheureusement pour les Geek et surtout pour les gamers, le constructeur vient tout juste de jeter l’éponge. The Jungle, c’était son nom, n’était finalement qu’un doux rêve et rien de plus.

Panasonic, que l’on connaissait autrefois sous le nom de Matsushita, est présent sur bien des marchés. On retrouve ainsi des appareils photo, des caméscopes ou encore des ordinateurs estampillés de la marque. Point intéressant, c’est également Panasonic qui a réalisé les caméras 3D utilisées dans le dernier film de James Cameron, à savoir Avatar.

Côté jeux vidéo, en revanche, la dernière initiative de Panasonic date de la 3DO. Une console ancrée dans l’histoire et qui sera commercialisée en avril 1993. A l’époque, elle embarquait un processeur ARM60 cadencé à 12.5 Mhz, 2 Mo de RAM, un GPU cadencé à 25 Mhz et elle était capable de gérer une résolution maximale de 320 par 240. Certains de ses jeux sont d’ailleurs devenus cultes mais cela ne suffira pas puisque la console sera finalement abandonnée en 1995.

Dans ce contexte, on attendait beaucoup de la Jungle. Cette console devait en effet proposer un écran confortable, un clavier physique complet, deux pavés tactiles et même une sortie HDMI pour la brancher sur un écran externe. Le tout orienté vers le jeu en multijoueur. Sur le papier, donc, on tenait un produit à la fois original et prometteur mais Panasonic a préféré revenir en arrière et annuler son développement.

Pourquoi ? Et bien sans doute parce que la concurrence est rude. En face, on trouve en effet des consoles comme la Nintendo 3DS ou encore la future PSP 2 mais pas seulement. Non, depuis la sortie de l’iPhone, et plus précisément de l’App Store, les jeux ont investi nos mobiles. Et quand on sait que nos téléphones portables sont désormais capables de faire tourner des jeux particulièrement soignés et que des moteurs comme le fameux Unreal Engine 3 ont été portés sur cette plateforme, on comprend pourquoi le constructeur nippon a préféré jeter l’éponge.

Mais il n’empêche, c’est quand même triste.