Le père d’une victime des attentats de Paris porte plainte contre Facebook, Google et Twitter

Reynaldo Gonzalez, le père de Nohemi Gonzalez, une des victimes américaines des attentats de Paris ayant coûté la vie à 129 personnes le 13 novembre 2015, a déposé plainte ce mardi auprès du tribunal de première instance du district nord de Californie, contre Facebook, Google et Twitter, qu’il accuse d’avoir «sciemment» permis l’organisation des attentats. Selon Associated Press les trois firmes auraient donné les moyens à Daesh et ses sympathisants d’attirer des membres, mais aussi de lever des fonds et de faire l’apologie de leurs idéaux extrémistes.

Si un procès a lieu, la justice américaine aura la charge de se pencher sur les liens entre les trois services pointés du doigt et les attentats survenus en novembre.

Justice

Facebook, Google et Twitter font l’objet d’une plainte au sujet des attentats de Paris

Les juges pourront également être amenés à étudier la question de l’enfermement algorithmique, dénoncé par le gouvernement français. Une méthode permettant la suggestion de contenus extrémistes à des personnes sur le point de se radicaliser.

Une action en justice jugée « sans fondement » par Facebook et Twitter

Les trois entreprises accusées réfutent toute implication dans les attentats, tout en mettant en évidence leur lutte contre la propagande extrémiste circulant sur leurs réseaux. Il serait en effet étonnant que la justice américaine condamne les firmes compte tenu du fait que la plainte s’attaque indirectement à la liberté d’expression, un principe constitutionnel, tombant sous l’égide du premier amendement de la constitution des Etats-Unis.

Dans ces conditions la plainte du père de la victime aurait certainement plus de chance d’aboutir à une condamnation si elle avait pu être déposée en France, c’est ce que déclare Olivier Cousi, avocat spécialisé dans les affaires relatives aux médias et télécoms.

La responsabilité des réseaux sociaux souvent mise en évidence dans les affaires de terrorisme

Très récemment encore la question de la responsabilité des réseaux sociaux dans ces affaires s’est posée, avec notamment le double meurtre à Magnanville dans les Yvelines lundi soir, où l’assassin avait posté sur Facebook une vidéo de lui revendiquant ses crimes en direct ou presque.

Pourtant difficile d’attaquer les réseaux sociaux sur ce point, il est effectivement compliqué de leur reprocher le fait de mettre leurs services à disposition du public.