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Periscope attirerait de plus en plus les pédophiles

Periscope se trouve au cœur d’une nouvelle polémique. Selon une enquête menée par la BBC, l’application rencontrerait en effet de plus en plus de succès auprès des pédophiles. Twitter compte donc prendre des mesures.

Lancé en 2015, Periscope se positionne sur le segment du streaming en direct et l’application permet ainsi aux mobinautes de retransmettre facilement des séquences filmées avec leur téléphone. Après s’être retrouvée sous les feux des projecteurs, la solution a été rachetée par Twitter pour un montant se chiffrant en plusieurs dizaines de millions de dollars.

SFR Periscope

Le marché a évidemment beaucoup changé depuis ce rachat et la concurrence s’est ainsi intensifiée en l’espace de quelques années.

Periscope au cœur d’une nouvelle polémique

Toutefois, Periscope compte encore de nombreux fans à travers le monde et la solution serait ainsi utilisée par environ dix millions de personnes.

La BBC a donc mené une enquête poussée portant sur la solution et sur ses nombreux utilisateurs. Durant leur investigation, nos confrères ont alors eu la surprise de tomber sur plusieurs retransmissions effectuées par des enfants âgés de moins de dix ans.

Periscope, comme la plupart des plateformes sociales du marché, impose des règles strictes à ses utilisateurs. Accessibles sur cette page, ces dernières stipulent notamment que la solution est réservée aux individus âgés de treize ans et plus. Ceci étant, dans les faits, Twitter n’a pas la possibilité de procéder à des vérifications poussées et de nombreux enfants mentent ainsi sur leur âge pour pouvoir créer un compte sur la plateforme.

Ce problème est bien évidemment récurrent à tous les réseaux sociaux, mais la situation est un peu différente ici puisque l’on parle d’une solution permettant à ses utilisateurs de se filmer en direct.

La BBC a transmis le dossier aux forces de l’ordre

Or justement, l’enquête menée par la BBC a révélé que de nombreux individus peu recommandables utilisaient la solution pour entrer en contact avec ces enfants et les inciter à se dénuder en direct. Certains leur auraient même proposé de l’argent en échange d’une représentation érotique privée.

La publication de l’enquête a fait l’effet d’un véritable tremblement de terre sur la toile. Claire Lilley, une représentante de la NSPCC, n’a pas hésité à qualifier ces résultats de « choquants » et de « dérangeants ».

Twitter a rapidement publié un communiqué condamnant fermement ces agissements et l’entreprise a notamment encouragé ses utilisateurs à signaler les commentaires abusifs. De son côté, la BBC a transmis à la police les résultats de son enquête, mais également les captures de ces échanges.

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