Piratage : la liste noire des sites à abattre, selon les États-Unis

Les États-Unis ne plaisantent pas en matière de piratage. Du tout, même, et le gouvernement américain vient d’ailleurs de mettre à jour sa liste noire des sites à abattre. Il y a une ou deux surprises dans le lot.

Le piratage a toujours existé sur la toile, mais les méthodes utilisées ont beaucoup évolué pour leur part. Dans les années 90, pour télécharger de la musique, des films ou même des jeux vidéo, les internautes s’appuyaient essentiellement sur IRC ou sur les newsgroups. Ces solutions n’étaient cependant pas très accessibles et seuls les internautes les plus chevronnés avaient réellement recours à leurs services.

Piratage USA

Les Etats-Unis comptent intensifier leur lutte contre le piratage.

L’arrivée de Napster en 1999 a changé cet état de fait. Le logiciel était en effet très simple à utiliser, même pour les néophytes.

Le piratage s’est beaucoup démocratisé depuis les années 90

Le problème, c’est qu’il a aussi attiré l’intention des ayants droit sur ce genre de pratique. L’industrie a alors commencé à s’organiser et les associations chargées de défendre leurs intérêts ont commencé à envoyer leurs avocats aux trousses des créateurs de ces solutions.

Napster a fermé ses portes quelques mois plus tard, en 2001. L’opération n’a cependant pas eu l’effet escompté, car de nombreux autres outils ont commencé à émerger sur la toile. Des outils comme eDonkey, Kazaa, LimeWire ou même Gnutella.

BitTorrent, lui, est arrivé sur le marché en 2002 et il n’a eu aucun mal à s’imposer sur le marché.

La MPAA et les autres associations du même genre ont intensifié leur lutte dans les années qui ont suivi. Avec succès dans certains cas. L’exemple le plus frappant est sans conteste celui de KickAss Torrents qui a fermé ses portes un peu plus tôt dans l’année suite à une opération coup de poing organisée par les ayants droit, une opération qui n’a cependant pas calmé les ardeurs de l’équipe du site puisque cette dernière est bien décidée à faire renaître le service de ses cendres.

Torrentz.eu a eu moins de chance de son côté et il n’est pas le seul dans ce cas, car de nombreux autres sites ont été touchés.

C’est précisément ce que rappelle la note publiée la semaine dernière par le Ministère du Commerce des États-Unis, une note qui ne se contente d’ailleurs pas de faire le bilan des mois passés. Non, car elle évoque aussi les prochaines actions du gouvernement américain.

Le gouvernement américain compte intensifier ses actions

Si l’administration Obama compte bien poursuivre sa lutte contre les trackers torrents comme The Pirate Bay, 1337X ou même ExtraTorrent, elle a également l’intention de se pencher sérieusement sur le cas des hébergeurs de fichiers. La note cite d’ailleurs le nom de Rapidgator, mais aussi celui de Uploaded.

Intéressant, et ce n’est pas fini, car elle cite aussi les plateformes de ripping comme YouTube-MP3. Il est d’ailleurs très difficile d’être surpris puisque ce dernier a été récemment assigné en justice par les ayants droit. Plus surprenant en revanche, la note évoque en plus certains réseaux sociaux et notamment Vkontakte.

En revanche, elle n’évoque pas de sites européens et elle ne parle pas du cas de Zone-Téléchargement. C’est d’ailleurs assez surprenant puisque ce dernier était un des plus gros acteurs du marché en France.

Et pour le streaming, alors ? Plusieurs plateformes se trouvent dans le collimateur du gouvernement américain. C’est notamment le cas de Putlocker ou encore de Primewire, mais aussi de 123movies et de certaines solutions comme IpPlayBox et BeeVideo.

Bref, les administrateurs de ces plateformes vont devoir se montrer encore plus méfiants. Si vous voulez en savoir plus, la note complète se trouve à cette adresse, au format PDF.

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