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Piratage : un homme de 72 ans est poursuivi à Hawaï

John J. Harding a soixante-douze ans, il habite à Hawaï et il utilise principalement son ordinateur pour relever ses mails et lire les actualités. Il est cependant accusé par un cabinet d’avocats américain d’avoir téléchargé plus de 1000 œuvres protégées par les droits d’auteur.

La lutte contre le piratage s’est considérablement durcie en l’espace de quelques années. Face à la pression de l’industrie, la plupart des nations ont mis en place un arsenal juridique afin de restreindre ces usages.

Google Maps Pirates

Les États-Unis ne font pas exception à la règle, bien entendu.

Un retraité hawaïen accusé de piratage

John connaît la loi, mais il ne s’est jamais senti concerné. L’homme n’est en effet pas très au fait de ce genre de choses et son ordinateur lui sert essentiellement à faire des recherches en ligne et à remplir quelques grilles de Sudoku de temps à autre.

Plus tôt dans l’été, l’homme a reçu une longue lettre signée par un avocat. L’homme lui reprochait d’avoir téléchargé illégalement plus de mille œuvres protégées par les droits d’auteur.

Le retraité est évidemment tombé des nues, d’autant que les films cités ne correspondaient pas franchement à ses goûts cinématographiques. L’avocat l’accusait en effet d’avoir téléchargé des films d’action comme Mechanic Resurrection ou encore L.A. Rush.

Extrêmement menaçant, le courrier comprenait cependant une porte de sortie et il invitait ainsi l’homme à verser une somme d’argent aux ayants droit en contrepartie du préjudice subi, avec un montant variant en fonction de la date du paiement.

La première offre était en effet fixée à 3900 $ pour un versement avant la fin juillet et la seconde atteignait les 4900 $ pour un versement avant le début de cette semaine.

Une arme de dissuasion selon le procureur

John a commencé par croire à une mauvaise plaisanterie, mais il s’est rapidement rendu compte que ce n’était pas le cas. Le bureau du procureur lui a en effet confirmé la légitimité des poursuites engagées à son encontre en lui précisant que son adresse IP avait été associée à un peu plus de mille téléchargements illégaux durant ces derniers mois.

Pour ne rien arranger, son correspondant lui a également indiqué qu’il s’exposait à une peine maximale de 150 000 $ par téléchargement en cas de refus de paiement.

Hawaii News Now, une chaîne de télévision locale, a eu l’occasion de s’entretenir de l’affaire avec Kerry Culpepper, le procureur de l’état. L’homme a confirmé avoir lancé plusieurs campagnes similaires durant ces derniers mois afin de défendre les intérêts des ayants droit.

Il a également déclaré que les personnes pensant avoir été injustement accusées étaient tout à fait libres de contacter son bureau pour faire valoir leurs droits.

Pour lui, ces courriers sont importants et ils représentent une arme de dissuasion efficace. L’idée n’est donc pas forcément de remplir les poches des ayants droit, mais plutôt de faire prendre conscience aux consommateurs des dangers de cette pratique.

Reste que le dispositif semble avoir quelques failles comme en témoigne la mésaventure de notre brave retraité hawaïen.

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